Pour
votre gouverne, sachez que dans une telle situation, aucun être sensé ne tuerai
un nouveau né…mais un mordeur-né, quoi de plus sensé que de lui sauver la vie en
lui donnant la mort…quoiqu’il soit déjà mort…
-O- « Ch’peux pas…cette saloperie
a encore l’aspect d’un gamin. J’y arriverai pas, mais je dois…la porte…la
porte, je dois vérifier si la porte est bien verrouillée…putain j’l’avais pas verrouillée,
la clé…la clé, elle est là. Dans la serrure vite, dans la serrure…verrouillée…merde !
Putain ! Merde ! J’ai pété la clé ! Putain ! Pas grave…la
boîte, je dois ouvrir cette boîte… »
Dans
sa main agrippée, la boîte aux questions diverses,
Couvercle
relevé, une réponse visiblement perverse,
Une
seringue se présentai, sur le canon y était gravé :
« A
injecter en cas d’urgence avant transformation complète. ESSAI EB14 – COBAYE
N°962 »
-O- « Putain il fallait que ça
tombe sur moi ça hein ! Un truc expérimental, comme tous ces mordeurs qui
se sont brusquement arrêtés dès l’ouverture de cette putain de boîte au poste
de police…Ch’comprends plus rien à tout ça…j’n’en peux plus, ch’fatigue
sévère »
A
l’aide de deux doigts, Stender
déclipsa la seringue de son empreinte et la porta aussitôt devant son visage
pour observer son contenu.
-O- « Oh la vache…la couleur du
liquide m’inspire pas confiance… »
<ô>
« Niiiiiargh…iiiiiyaaaarrrrghiiiigrrr… »
-O- « Ferme-la !! Sale mioche !...J’vais
m’asseoir deux secondes c’est mieux, ça va m’aider à réfléchir…fait longtemps
qu’j’m’étais pas assis sur une Rocking-chair »
Stender se pose calmement au creux de
la Rocking-chair tout en observant la progression du mordeur-né, celui-ci
n’était plus si loin que ça, il avait bien progressé malgré son incapacité à se
déplacer.
Il
posa la hache contre le siège de la Rockin-Chair et commença a se balancer, le
grincement du bois rythmé apaisait Stender
au point qu’il ferma les yeux quelques secondes.
-O- « ça fait tellement longtemps
que je ne me suis pas apaisé comme ça, j’me laisserai bien tenter par une
p’tite sieste bien mérité… »
Stender apaisé, se laissa emporté,
Par le courant coloré, des songes
édulcorés,
Malgré cette tranquillité, sentait une
chose s’agripper,
A son pantalon usé, l’empêchant
d’avancer.
Secouant continuellement, la jambe et
son pied,
Stender consterné, se retourna énervé,
Stupéfait par la présence, d’un visage
familier,
Son ancienne dulcinée, pleurant à ses
pieds.
Ecoeuré par cette présence, Stender s’en débarrasse,
Mais elle revient avec insistance, en
pleurs plus coriaces,
Un détail malgré tout, trompait à l’œil
nu,
Un bras atrophié, choquai par ses pues.
Stender comprit alors, qu’on usurpait
son ex,
Qu’en fait ce déconfort, venait de
l’autre espèce,
Le mordeur-né, tout craché,
Croquai son pied, en toute impunité.
Le réveil
fut brusque, mais finalement sans danger, car le mordeur-né mordillait sans
dents la semelle esquintée. Stender
assis confortablement, se pencha pour observer avec quelle détermination un
mordeur-né, pouvait avoir déjà cette soif de mordre.
Ayant
suffisamment conclu au bout de quelques secondes que l’état de cet être
n’aurait plus aucune alternative d’un retour à la normale, Stender se leva exténué par cet acharnement, se contracta d’une
force épuisée, et d’une détente insoupçonnée, balança la jambe où était
accroché l’être vers l’avant. Arrivé à un certain angle d’arc de cercle dans le
balancement de la jambe, Stender
stoppa net l’élan.
Le
mordeur-né, non contrarié par cette gymnastique, se décrocha de sa prise malgré
sa volonté d’y rester, et par la force de cette projection se vit s’éloigner de
sa proie. La sensation d’éloignement fut de courte durée, car très vite il
s’est encastré, dans le mur ciblé.
Sans
mal il s’y est adapté comme un tableau prédestiné. La chute fut rude, sur cette
pente verticale, car le crâne de son poids, entraina le corps mortifié pour
s’écraser au sol en éparpillant cervelle et boyaux. Avec certitude cette
fois-ci, le mordeur-né avait bien trépassé.
Ecoeuré
par cette scène, Stender se senti étonnamment mal à l’aise, quand s’en suivi
une remontée gastrique lui brûlant le gosier suivant le circuit normal et
expulsa une marée suc gastrique dessinant au sol une forme aléatoire.
-O- « Putain ça m’a arraché le
gosier, ma tête tourne, c’est surement à cause du peu de nourriture que j’ai
réussi à ingurgiter depuis le début de ce foutu séjour…c’est quoi ce vacarme…on
dirai bien que ça gronde dehors…et c’est sûrement pas un orage…j’en ai marre de
ce merdier, ça recommence…j’vais m’rassoir, j’vais m’poser là. Et j’crois bien,
comme qi dirait, le bon moment pour les expériences douteuses »
Stender s’assied de nouveau sur la
Rocking Chair et se balança tout en décrochant la seringue de la boîte, quand Stender aperçu sous celle-ci, jaunie
par le temps, un petit papier soigneusement plié s’y trouvai.
Stender le saisi délicatement et le
déplia avec minutie car non seulement les plis commençaient à se déchirer, mais
en plus l’écriture était quasi illisible. Une fois entièrement déplié, Stender commença à lire ce qu’il
pouvait déchiffrer :
Le
jour viendra où il faudra tout abandonner. Ce jour là il n’y aura qu’un seul
remède…moi même et…au bout du…un autre jour où…
-O- « Le reste est illisible,
mais y’a pas besoin de plus. Putain…si j’avais su que j’allais finir comme ça,
j’n’aurais pas pris ces foutus congés !! »
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