Stender, habitué par ces mises en scènes depuis ses
cauchemars, ne mit pas longtemps à réagir et à se diriger sans peur vers la
porte de la chambre.
Il retira la
chaise qui coinçait la porte et saisi la poignée…au cas où.
Il tourna la
poignée et ouvrit celle-ci, il fit tout de même un pas en arrière, surpris par
le nombre d’individus qui s’étaient agglutinés devant. Il passa ses mains
contre le bras de ceux-là et tenta de se frayer un passage. Quand il eu réussi
il se dirigea vers l’escalier qui menai au rez-de-chaussée. Une fois qu’il eu descendu
celui-ci, il emprunta sans réfléchir la porte d’entrée et mit le nez dehors…
-O- « Mais qu’est ce que…mais que s’est t-il
passé ici, tout le monde est sortit on dirai, et tous se ressemblent, tous ont
cet air zombifié. Regarder vers le ciel m’a dit cette voix, je regarde mais je
ne vois que les étoiles et un voile rougeâtre qui descend jusque sur les
toits »
†† « OBSERVE ! CRÉATURE
TERRESTRE ! TU SERAS TÉMOIN DE LA DÉSTRUCTION FINALE DES TIENS ET DE TOUT
CE QUI VOUS A SERVI À SURVIVRE. VOUS ÊTES NOTRE CREATION, NOUS AVONS ASSEZ JOUÉ
AINSI, IL EST TEMPS POPUR VOUS DE DISPARAÎTRE, CET ENIÈME LABORATOIRE NE NOUS A
PAS CONVAINCU, NOUS ALLONS DEVOIR RENOUVELER L’EXPÉRIENCE DANS UN AUTRE
UNIVERS »
-O- « Et c’est comme ça !? comme ça
que votre compassion en est réduite. Vos rats de laboratoires ne vous ont pas
convaincus alors vous les punissez par l’extermination !? Après avoir fait
des efforts à s’adapter à ce que vous leurs imposiez, voilà aujourd’hui tout ce
qu’ils méritent. Ah ! Bah le voilà le jugement dernier qui est écrit dans
les livres religieux. Mais puisque l’on y est…quelle forme
avez-vous ?! »
Sans attendre un bruit infime se fit
entendre accompagné de vibrations dans l’air. Une énorme ombre domina le ciel
déjà sombre ainsi que toute la surface en circonférence d’où était positionné Stender.
Au fur et à mesure que l’ombre s’approchait,
la lumière des lampadaires ainsi que toute autre forme d’énergie diminua
rapidement pour finir éteinte.
Plus un bruit, hormis la vibration
omniprésente, Stender n’apercevait
plus aucune étoile au-dessus de lui hors celles qu’il pouvait encore apercevoir
s’il scrutait l’horizon.
Quand, sans avertir, des projecteurs d’un
intense rouge éclairèrent la ville sans éblouir.
Une silhouette des plus descriptible se
dessina au-dessus de Stender. Un crucifix
de taille démesuré, orné d’énormes pierres projetant intensément un rayon rouge
vif.
†† « VOIS-TU CES RAYONS SSSSTENDER, TU ES LE SEUL A POPUVOIR
LES PERCEVOIRS, CAR NOUS T’AVONS CHOISI PARMIS NOS MILLIONS DE COBAYES »
-O- « C’était vous ce sifflement dans le
talkie-walkie, c’était vous, je reconnais ce sifflement »
†† « NOUS ÉTIONS LÀ A CHAQUE INSTANTS SSSSTENDER. NOUS TE LE RÉPÈTONS, NOUS
T’AVONS CHOISI POUR ÊTRE LE TÉMOIN DE NOTRE ÉXISTENCE. MAIS TU DISPARAÎTRA
COMME LES AUTRES, SAUF TA MÉMOIRE, NOUS LA CONSERVONS ET L’IMMISCERONS DANS NOS
FUTURS CRÉATIONS »
-O- « Ah ! C’est ainsi que vous
l’avez prévu, mais ce n’est pas ainsi que je l’entends »
Non loin de là, une arme au ceinturon,
Sur un policier, à terre était à
disposition,
Sans que ceci révèle des soupçons,
Il saisi l’arme, et la plaqua sur sa tempe.
-O- « Faudra tout recommencer »
Stender appuya sur la détente sans autres
somations.
†† « NOOOON !! IMBEEEECILE !!
TANT DE SIÈCLES ANÉANTIS…QU’AS-TU FAIS… »
Stender, porté par l’impact de la balle bascula sur
le côté et percuta le sol avec l’épaule. La tête vint se poser délicatement au
sol avec ce qui lui restait de force dans la nuque.
Il n’entendait qu’à peine ce que pouvait marmonner
ces soit disant créateurs, par contre son regard encore là mais légèrement
brumeux, distinguai une silhouette qui déambulai avec difficulté…Mais il
pouvait la reconnaître entre mille mortifiés, elle n’était autre que Piésta.
Stender, malgré le choc devant l’emmener vers une
mort certaine, essaya malgré lui de résister pour voir peut-être un dernier
regard de Piésta.
Celle-ci s’approcha de lui et s’agenouilla. Stender, dans un dernier souffle
vaillant dit à Piésta.
-O- « Piésta…je
voulais cet enfant »
Piésta, dans un élan presque animal, enfonça avec
voracité ses dents dans le cou de Stender
et lui arracha une bonne partie de la chair en soulevant sa tête. Elle continua
seule ce cannibalisme durant une heure au moins, puis se leva comme attirée par
une autre odeur et poursuivi sa déambulation parmi les cadavres et les déchiquetés
mécaniquement, un à un, telle une machine programmée pour en éteindre d’autres.