lundi 13 novembre 2017

L'ODEUR DU SANG (29/30)

Une séparation aussi longue dans un rêve aussi troublant que démesuré laisse des traces. Stender émerge difficilement de ce terrible périple et peine encore à croire qu’il est dans la réalité.
Cela rend Piésta douteuse sur l’identité que laisse paraître Stender, mais elle se dit que ce mauvais rêve l’a complètement déboussolé et qu’il reviendra a lui bien assez tôt.

-O- «  Bordel, mais c’est quoi ce merdier, qui êtes-vous, qui est derrière la porte ?! »

Stender saisi rapidement la poignée pour empêcher qu’elle ne tourne complètement et que l’individu pénètre dans la chambre.

-O- « Piésta, va regarder dehors par la fenêtre voir s’il n’y a pas quelqu’un qui traine »

†† « Quoi ? Mais qu’est ce que tu me demande là, je vais appeler les flics ouai…j’ai peur Stender… »

-O- « Va voir s’il te plait ! c’est important ! »

†† « Très bien, très bien, je vais regarder mais en même temps j’appelle les flics »

Piésta se leva à son tour du lit en saisissant rapidement son portable et composa le numéro de la police. Elle se dirigea vers la fenêtre comme Stender lui avait demandé et jeta un œil sur la rue en même temps que son téléphone était collé à l’oreille attendant que les tonalités aboutissent à un interlocuteur.

-O- « Alors ?! Qu’est-ce que tu vois Piésta ?! »

†† « Oui ! Allo !! Hein ! Quoi ! Mais merde, mais c’est quoi ce bordel…une voix me dit que toutes les lignes sont occupé, il se passe quoi enfin ?! »

-O- « Mais qu’est-ce que tu vois bon sang ! »

†† « Ça va ! ça va ! t’énerve pas non plus là…Bah je vois quoi, bah des voitures mal garées, des ordures renversées et un attroupement de personnes au bout de la rue, voilà, t’es content ? »

-O- « Un attroupement de personnes dis-tu ?! ils sont mobiles, ils font quoi ? »

†† « Mais tu m’emmerdes avec tes questions là ! Non, y’en a qui sont au sol entrain de…entrain…Stender…ils sont entrain de…j’ai peur Stender »

-O- « Ils sont entrain de le bouffer c’est ça ? »

†† « Mais c’est immonde, on se croirai dans un foutu scénar de Zombies. Alors si ça se trouve, celui qui est derrière la porte c’est l’un de ces malades… »

-O- « Il faut qu’on s’tire d’ici Piésta, c’était ça mon rêve, mais ça se passait pas ici. Donne moi la chaise, vite Piésta ! »

Piésta jeta de nouveau un œil à l’extérieur, terrifié par ce qu’elle voit, elle n’entend pas la requête de Stender.

-O- « PIÉSTA ! Bon sang réveille-toi, amène moi cette chaise pour que je puisse bloquer la porte ! »

†† « Oui ! Quoi ! Oui la chaise, tient prend-la »

Stender saisi le dossier de la chaise et cala haut du dossier sous la poignée de la porte. Il fit quelques essais d’efficacité et recula pour rejoindre Piésta qui était retourné collé le nez au carreau pour voir une nouvelle fois de ses propres yeux le désordre qui régnait à l’extérieur.
Stender en s’étant déjà rapproché d’elle, il saisi les épaules de Piésta dans son dos et lui susurra à l’oreille.

-O- « J’en suis heureux que tu sois enceinte Piésta, c’est un immense bonheur et je m’en excuse d’avoir prit peur tout à l’heure »

Il approcha sa bouche près de la joue de Piésta et l’embrassa…et en décollant celle-ci il ressentit une gène sur le bout de ses lèvres, vint saisir du bout des doigts ce qu’il supposait être un cheveux qui le chatouillait. Mais il eu entre le pouce et l’index tout autre chose, plus visqueuse, plus caoutchouteuse.
Il n’y voyait pas grand chose avec le peu d’éclairage dans la pièce, mais il ne lui fallut pas longtemps pour deviner que ce qu’il avait entre les doigts n’était autre qu’un bout de chair qui s’était décollée de la joue de Piésta.

Stender sentait sa peur monter d’un cran, il interloqua Piésta.

-O- « Piésta ? »

N’ayant aucune réponse, Stender recula de deux pas et timidement répéta.

-O- « Piésta ?! Réponds Piésta je t’en prie, me dis pas que toi aussi ?! Pas toi Piésta…alors que l’on vient enfin de réussir à faire un enfant…

†† « TAIS-TOI INCRÉDULE CRÉATURE, TON CRÉATEUR EST FATIGUÉ DE VOIR APRÈS SON LONG VOYAGE DANS LES UNIVERS QUE VOUS N’AVEZ TOUJOURS PAS ÉVOLUÉS »

D’une voix d’outre-tombe dans une ambiance de cathédrale, donna l’impression de raisonner sur toute la ville, et pourtant cette voix ne sortait que de la bouche de Piésta.

†† « NOUS VOILÀ DEÇUS PAR CE PROTOTYPE FACONNÉ DE FAÇON A CE QU’IL SOIT MEILLEUR QUE LE PRÉCÉDENT ET FORCÉ DE CONSTATER QU’IL EST UN ECHEC »

Stender n’en croyais pas ses oreilles d’être un cobaye. Il regarda Piésta de face, elle avait les yeux révulsés, en transe. Mais elle n’était pas la seule à être ainsi, quand il regarda par le carreaux, tout ceux qui étaient là dehors prononçaient les mêmes paroles en cœur.

-O- «  A croire qu’il ne restai plus que moi a réduire à cette état d’esclavage. Je ne comprends-pas, qui êtes-vous ?!! »

†† « SORTEZ ! SORTEZ ! ET UNE FOIS DEHORS OBSERVEZ LE CIEL ET AUDELÀ »

Un ensemble de voix s’étaient réduites à une seule. Immensité, c’est ce qui se ressentait. 

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