Une séparation aussi longue dans un rêve
aussi troublant que démesuré laisse des traces. Stender émerge difficilement de
ce terrible périple et peine encore à croire qu’il est dans la réalité.
Cela rend Piésta douteuse sur l’identité que
laisse paraître Stender, mais elle se dit que ce mauvais rêve l’a complètement
déboussolé et qu’il reviendra a lui bien assez tôt.
-O- « Bordel, mais c’est quoi ce
merdier, qui êtes-vous, qui est derrière la porte ?! »
Stender saisi rapidement la poignée pour
empêcher qu’elle ne tourne complètement et que l’individu pénètre dans la
chambre.
-O- « Piésta, va regarder dehors par la
fenêtre voir s’il n’y a pas quelqu’un qui traine »
†† « Quoi ? Mais qu’est ce que tu
me demande là, je vais appeler les flics ouai…j’ai peur Stender… »
-O- « Va voir s’il te plait !
c’est important ! »
†† « Très bien, très bien, je vais
regarder mais en même temps j’appelle les flics »
Piésta se leva à son tour du lit en
saisissant rapidement son portable et composa le numéro de la police. Elle se
dirigea vers la fenêtre comme Stender lui avait demandé et jeta un œil sur la
rue en même temps que son téléphone était collé à l’oreille attendant que les
tonalités aboutissent à un interlocuteur.
-O- « Alors ?! Qu’est-ce que tu
vois Piésta ?! »
†† « Oui ! Allo !!
Hein ! Quoi ! Mais merde, mais c’est quoi ce bordel…une voix me dit
que toutes les lignes sont occupé, il se passe quoi enfin ?! »
-O- « Mais qu’est-ce que tu vois bon
sang ! »
†† « Ça va ! ça va ! t’énerve
pas non plus là…Bah je vois quoi, bah des voitures mal garées, des ordures
renversées et un attroupement de personnes au bout de la rue, voilà, t’es
content ? »
-O- « Un attroupement de personnes
dis-tu ?! ils sont mobiles, ils font quoi ? »
†† « Mais tu m’emmerdes avec tes
questions là ! Non, y’en a qui sont au sol entrain de…entrain…Stender…ils
sont entrain de…j’ai peur Stender »
-O- « Ils sont entrain de le bouffer
c’est ça ? »
†† « Mais c’est immonde, on se croirai
dans un foutu scénar de Zombies. Alors si ça se trouve, celui qui est derrière
la porte c’est l’un de ces malades… »
-O- « Il faut qu’on s’tire d’ici
Piésta, c’était ça mon rêve, mais ça se passait pas ici. Donne moi la chaise,
vite Piésta ! »
Piésta jeta de nouveau un œil à l’extérieur,
terrifié par ce qu’elle voit, elle n’entend pas la requête de Stender.
-O- « PIÉSTA ! Bon sang
réveille-toi, amène moi cette chaise pour que je puisse bloquer la
porte ! »
†† « Oui ! Quoi ! Oui la
chaise, tient prend-la »
Stender saisi le dossier de la chaise et
cala haut du dossier sous la poignée de la porte. Il fit quelques essais d’efficacité
et recula pour rejoindre Piésta qui était retourné collé le nez au carreau pour
voir une nouvelle fois de ses propres yeux le désordre qui régnait à
l’extérieur.
Stender en s’étant déjà rapproché d’elle, il
saisi les épaules de Piésta dans son dos et lui susurra à l’oreille.
-O- « J’en suis heureux que tu sois
enceinte Piésta, c’est un immense bonheur et je m’en excuse d’avoir prit peur
tout à l’heure »
Il approcha sa bouche près de la joue de
Piésta et l’embrassa…et en décollant celle-ci il ressentit une gène sur le bout
de ses lèvres, vint saisir du bout des doigts ce qu’il supposait être un
cheveux qui le chatouillait. Mais il eu entre le pouce et l’index tout autre
chose, plus visqueuse, plus caoutchouteuse.
Il n’y voyait pas grand chose avec le peu
d’éclairage dans la pièce, mais il ne lui fallut pas longtemps pour deviner que
ce qu’il avait entre les doigts n’était autre qu’un bout de chair qui s’était
décollée de la joue de Piésta.
Stender sentait sa peur monter d’un cran, il
interloqua Piésta.
-O- « Piésta ? »
N’ayant aucune réponse, Stender recula de
deux pas et timidement répéta.
-O- « Piésta ?! Réponds Piésta je
t’en prie, me dis pas que toi aussi ?! Pas toi Piésta…alors que l’on vient
enfin de réussir à faire un enfant…
†† « TAIS-TOI INCRÉDULE CRÉATURE, TON
CRÉATEUR EST FATIGUÉ DE VOIR APRÈS SON LONG VOYAGE DANS LES UNIVERS QUE VOUS N’AVEZ
TOUJOURS PAS ÉVOLUÉS »
D’une voix d’outre-tombe dans une ambiance
de cathédrale, donna l’impression de raisonner sur toute la ville, et pourtant
cette voix ne sortait que de la bouche de Piésta.
†† « NOUS VOILÀ DEÇUS PAR CE PROTOTYPE
FACONNÉ DE FAÇON A CE QU’IL SOIT MEILLEUR QUE LE PRÉCÉDENT ET FORCÉ DE
CONSTATER QU’IL EST UN ECHEC »
Stender n’en croyais pas ses oreilles d’être
un cobaye. Il regarda Piésta de face, elle avait les yeux révulsés, en transe.
Mais elle n’était pas la seule à être ainsi, quand il regarda par le carreaux,
tout ceux qui étaient là dehors prononçaient les mêmes paroles en cœur.
-O- « A croire qu’il ne restai plus
que moi a réduire à cette état d’esclavage. Je ne comprends-pas, qui êtes-vous ?!! »
†† « SORTEZ ! SORTEZ ! ET UNE
FOIS DEHORS OBSERVEZ LE CIEL ET AUDELÀ »
Un ensemble de voix s’étaient réduites à une
seule. Immensité, c’est ce qui se ressentait.
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