mercredi 29 août 2012

ANESIDORA (6/6)

-> "Donc, permettez-moi de vous appelez "Départ" alors!"

* "Comme il vous conviendra, je suis votre nouvelle curiosité et non plus votre Dieu"

-> "Bien! Puisque vous êtes à présent MA curiosité, dites moi comment rétablir tout ceci"

* "Irréparable!"

-> "Je n'ai pas dû bien entendre avec tout ce silence abrutissant"

* "Non retour!"

-> "Je commence à perdre patience et prochaine curiosité tiendra dans le creux de ma main"

* "Non! Pas maintenant, n'intervenez pas tout de suite, il a la réponse"

-> "Non mais à qui...bon sang vous n'étiez pas en train de me parler là. A qui parliez-vous, mais c'est quoi ce foutu bordel, je veux des EXPLICATIONS MAINTENANT!!"

* "Merci Mr Ernest, vous venez de sauver votre planète"

-> "Mais où allez-vous, tu vas me laisser seul ici "Départ" ?!"

Il ne manquait plus que ça, me retrouver vraiment seul.

-> "Hey! Hooo! y a quelqu'un, je suis observé? Sortez tous de votre trou qu'on puisse faire connaissance et rendre la vie moins morne. En s'y mettant tous on devrait y arriver"

C'est inutile, il n'y a plus personne qui puisse engager un dialogue, même le plus pathétique qui soit. Où pourrais-je aller...que me restait t-il à faire dans ma vie, c'est peut-être le moment de se poser réellement la question.

* "Mauvaises questions!"

-> "Quoi? Qu'est ce que..."

* "Mauvaise interrogation. Ouvrez votre main Mr Ernest"

-> "Ma main?! Je ne vois rien qui pourrait m'aider là!"

* "Posez votre index au creux de la main Mr Ernest"

-> "C'est quoi ce jeu stupide, qui que vous soyez vous ne me ferez pas tourner en bourrique"

* "Faites-le Mr Ernest, il en va de votre choix d'un avenir meilleur en ce monde. Posez votre index au creux de votre main à présent"

-> "Je ne comprends pas ce qu'il m'arrive exactement, mais si c'est de faire le pitre qu'il manquait à ma vie, si c'était finalement de mimer des gestes insignifiants et bien...pourquoi pas, voilà, c'est fait, que dois-je faire à présent? Enlever mon index avant que ma main ne se referme et ne l'attrape!?"

* "Faites en sortes qu'il soit à l'intersection de lignes"

-> "J'avais anticipé, et j'imagine que maintenant je choisit et suis une des lignes!"

* "C'est exacte Mr Ernest, mais attention, chaque ligne a un avenir différent et surtout ne...ne faites pas ça Mr Ernest, pas celle-ci!"

Je le regarde droit dans les yeux me crier dessus, mais je ne l'entends déjà plus. Plus je déplace mon index sur cette ligne menant au poignet et plus ANESIDORA (Déesse de la terre) semblait exister et effectuer l'inverse de son mythe.Une aspiration soutenue s'opérait devant et autour de moi. Je la regarde droit dans les yeux car ma curiosité doit sombré pour garantir un nouveau "Départ" sans nous et sans nom.

Je suis à deux centimètre du poignet, déjà la moitié de ceux qui vivaient ici ainsi que le paysage ne sont plus. Ma curiosité est toujours là, elle ne dit plus rien, me fixe comme je la fixe, bouge comme je bouge et enfin pleur de mes larmes sèches ce que l'humanité n'est plus à plaindre.

Ma curiosité ferme les yeux et baisse la tête, je comprends le message...et continu vers le poignet, ceci est écrit.

mercredi 22 août 2012

ANESIDORA (5/6)

-> "Hééé! Ooooh! y'a quelqu'un dans s'te foutue ville?!"
C'est impossible, il n'a pas pue se produire une chose pareille...

* "Mr Ernest! venez par ici"

-> "Qui est là?!"

* "Attendez...Le temps de désactiver le camouflage"

-> Espèce de salaud!! C'est à cause de vous tout ce bordel hein!"

* "Ne me frappez pas, je vous en prie, vous faites erreur!!"

-> "Vous vouliez la boîte pour obtenir ceci, pourquoi n'êtes-vous pas piégé comme tous les autres?"

* "Parce que je ne suis pas une réplique"

-> "Une réplique?! Une réplique de qui, de quoi? Qu'est ce que vous me baragouinez..."

* "Je ne suis pas l'un des votre, ni l'un des leur. Je n'ai ni loi ni foi, je suis un Dieu oublié de tous..."

-> "Arrêtez votre charabia vieux fou et dites plutôt comment faire machine arrière"

* "Surtout pas, je ne veux plus assumer, je ne peux plus rien pour vous tous"

-> "Non mais c'est pas possible d'entendre ça, je tombe enfin sur quelqu'un et il fallait qu'il soit fou allié. Disons que vous êtes celui que vous prétendez, prouvez-le moi, faites un truc non ordinaire, allez-y j'attends"

* "Ce n'est pas nécessaire Mr Ernest...vous êtes ma plus belle création et je n'est d'autre alternative que de vous laissez errer et recréer les choses à ma place"

-> "Votre plus belle création, pfff! n'importe quoi. Et pendant qu'on y est, cet hiboux qui me colle depuis un moment et dont vous avez eu peur, qui est t-il, je suis sûr que c'est l'un de vos potes!"

* "Celui qui vous a obligé a terminer de tourner le mécanisme..."

-> "Oui celui-là! Et je tiens à vous rappeler que c'est vous au téléphone qui m'avez demandé de prendre cette boîte et d'en remonter le mécanisme. Je sais que c'est vous, vous êtes la même personne"

* "C'est exacte Mr Ernest, mais je n'avais pas la volonté de commencer et d'achever cette ultime recours pour l'humanité. Pour ce qui est du hiboux, son nom ne vous dira rien, autant l'oublier"

-> "Je ne sais plus quoi penser de vous, ce que je retiens seulement c'est que la situation est irréversible n'est ce pas?"

* "Nous devons nous cacher, une fois qu'ils ne trouverons plus de quoi se nourrir, ils repartirons d'où ils sont venus et à ce moment là nous refermerons l'accès"

-> "L'accès à quoi? De quel accès parlez-vous, qui sont ces êtres. Surtout celui à deux têtes, lui aussi à été bizarrement figé. "Départ" où es-tu? Vous avez peut-être aussi des réponses à mon sujet alors!"

* "Tant de questions qui n'apporterons que satisfaction votre égo. Ces nuits où vous sembliez commettre d'irréparables actes somnambuliques, et bien vous n'étiez qu'un acteur jouant son rôle de bête, les victimes étaient l'un d'eux et vos gènes commandaient sur votre éducation terriène"

-> "Et j'imagine que "Départ" était mon guide dans ce massacre"

* "Il était vos yeux effectivement, il m'obéis car il n'a pas le choix, il a une dette envers moi. Son apparence change selon l'appel à la curiosité de son nouveau protégé"

-> "Alors...Si ça se trouve, vous êtes ma nouvelle curiosité et vous avez une dette envers moi"

mercredi 15 août 2012

ANESIDORA (4/6)

Dès que j'ai ouvert la porte il est entré comme une furie et sa première question fut :

* "où est la boîte?"


et je lui dis :


-> "Derrière-moi Mr...,"

* "Aucune importance vous ais-je déjà dis, donnez-la moi!"

J'acquiesçai et juste au moment où je me retourne, "Départ" décolle et vint à une vitesse fulgurante agripper la boîte de ses serres. Il resta perché sur celle-ci qui elle-même était posée sur mon lit. L'étranger resta figé, comme tétanisé. Je le secoue plusieurs fois et là il m'annonce :

* "Je...je...je ne peux plus rien faire pour vous Mr Ernest, je suis désolé"

Il était effrayé par "Départ", à ce moment là on entendit l'ascenseur sonner puis s'ouvrir. Ils étaient là, l'étranger se retourna surpris puis sortit alors de sa poche un objet sphérique de la taille de la main, appuya de son pouce la surface et en un clin d'œil il disparu de ma vue.
Entre temps, des pas se rapprochaient, et malheureusement je ne savais plus quoi faire, je me retourne vers "Départ" et presque aussitôt il tapa de son bec 2 fois sur la clé du mécanisme, il s'écarta de la boîte rapidement, je la saisis à mon tour en achevant les derniers tours de clé...

> "Mr Ernest!?"

Ils étaient là devant moi sur le pas de ma porte, leur bras droit tendus pour un seul corps et deux têtes, pointait dans ma direction un objet des plus étranges et sans nul doute dangereux... Mais à ce moment précis et contre toutes attentes, la boîte se mis à briller, le regard des siamois avait changé, ils étaient effrayés.
A son tour, "Départ" s'écarta le plus que possible de la boîte, à mon tour je m'écartais et à peine j’eus fais un pas en arrière, que le couvercle s'ouvrit violemment laissant jaillir un faisceau lumineux traversant verticalement tout les appartements de l'immeuble. Autant de secondes qu'il n'en faut pour le dire, le faisceau s'atténua rapidement pour ne plus être.

Plus rien, la est boîte vide, et quand mon regard s'est porté sur "Départ" et sur les siamois, leur corps semblais figés, leur tête était statique regardant le trou béant percé par le faisceau.
Après de longues hésitations, je décide enfin de m'approcher des siamois et de les poussés violemment pour dégager la porte et sortir. Une fois dans le couloir je me retourne précipitamment car les siamois venaient de se fracasser sur le sol et s'éparpiller en centaine de morceaux.

Que s'était t-il réellement passé avec ce faisceau, je suis déstabilisé, plus tard, je reviendrai plus tard, je dois impérativement sortir d'ici. L'escalier, c'est plus sûr, voilà l'appartement saccagé de ma voisine, pas le temps d'aller voir, encore un étage à descendre...Me voilà dehors...Ô seigneur! Mais qu'ais-je fais, ont t-il subit le même sort que les siamois. Peut-être qu'un périmètre réduit à été touché et que je rencontrerai la vie en marchant quelques mètres et non des statufiés par ma faute.

mercredi 8 août 2012

ANESIDORA (3/6)

Il a raccroché, voilà enfin que j'entendais la voix de celui qui m'avait libéré et il fallait qu'il raccroche. C'est pour mon bien m'a-t-il dit. J'entends un faible hululement, serait-ce «Départ», ce n'est pourtant pas son heure. Sa présence n'est pas habituelle, sûrement une traduction à tort par un espoir irraisonné de m'alerter.
La boîte !! Elle donne l'impression de réagir aux appels de « Départ ».
« Vous n'avez pas beaucoup de temps » m'a-t-il dit l'étranger, mais de temps pourquoi exactement ?

> « Driiiing »
il tombe bien lui, l'étranger rappelle, je veux plus de précisions !!
> « Driiiing »
-> « oui allo ! Je veux plus de précisions sur vous »
> « M. Ernest ? »
-> « oui, vous le saviez déjà ! Qui êtes-vous, vous n'avez pas la même voix ?! »
> « Ne vous inquiétez pas M. Ernest, nous nous occupons de tous ! »
-> « Vous occuper de tout… Mais de quoi parlez-vous exactement et qui est de vous à la fin ! »
> « Restez chez vous M. Ernest, n'en bougeait pas, nous arrivons »

Il a raccroché. Pendant que j'étais au téléphone  « Départ » est venu se poser sur le rebord de ma fenêtre, cette fois il hululait fortement par courtes fréquences interprétant la crainte et l'empressement. La boîte, la clé…

« AaaaaH !!! Non ne faites pas ça, qui êtes-vous, je ne vous ai rien fait »

C'est la voisine du dessous, ça doit être eux, ils se sont trompés d'étage, nous avons le même nom de famille, quel fracas, ils sont en train de tout saccager chez elle, ils sont plusieurs, j’entends des pas affirmer dans la cage d'escalier, il se dirige vers mon appartement. Vite, la clé, je remonte le mécanisme difficilement et…

* « Pok! Pok! Pok! M. Ernest? je ne suis pas eux, je suis votre sauveur, je sais que vous avez de grandes difficultés à saisir le sens de tout ceci, n'appuyez pas sur le bouton de cette boîte M. Ernest, elle renferme le malheur du monde, l'inconnu au téléphone vous disait de remonter le mécanisme, il est avec eux, laissez-moi entrer, ils se rapprochent, j'entends l'ascenseur qui sonne à leur étage, ouvrait M. Ernest, ouvrez !!! »

« Départ » s'était tue depuis son arrivée, c'est sûrement un signe, mon instinct me dit de lui ouvrir et « Départ » confirme ma décision d'un hululement rapide.
Je repose la boîte et me dirige vers la porte. Je regarde d'abord par le judas en tenant la poignée de la porte… Je ne vois personne, je lâche la poignée et la même voix retentit.

* « Attendez M. Ernest, j'avais oublié de désactiver mon invisibilité, voilà ! Comme ça c'est mieux ? »

Je replace mon œil face aux judas et là je vois quelqu'un de tout à fait commun, je prends la poignée et la tourne.

* « Pressons-nous M. Ernest ! Ils seront là dans les secondes qui suivent. Où est la boîte, heureusement que vous n'avez pas remonté entièrement le mécanisme ».

mercredi 1 août 2012

ANESIDORA (2/6)

Toujours aucune nouvelle de cet étranger. Je suis surveillé, je me sens suivi, des civils en masse m’observent comme s'ils savaient des choses à mon sujet. Je vais souvent me balader près du parc, je regarde les enfants jouer, je n'y entre plus, le regard des autres a changé, comme si j'allais faire du mal à leurs gosses. Les regarder s'amuser et rigoler me remonte le moral.
Il m'est autorisé de faire des allers et venues entre le parc et chez moi. Sur le trajet je m'arrête parfois chez l'épicier acheter quelque chose à grignoter pour la journée car arriver le soir, j'ai l'appétit coupé, l'angoisse prend le dessus et « Départ » commence son cérémonial.
Pour éviter tout débordement pendant la nuit, je m'attache au lit, je me suis procuré des sangles et des menottes, ma position pour dormir est inconfortable, mais malgré ça, rien ne s'est produit depuis trois jours consécutifs. Quand je me réveille le matin je me retrouve toujours attaché avec un mal de dos, les bras ankylosés et de légères crampes aux mollets, mais satisfait qu'il ne se soit rien passé.
Mon portable sonne, il faut que je me détache rapidement, mince ! Je ne vais pas y arriver ; troisième sonnerie, les poignets c’est bon, les chevilles aussi, il ne reste que la sangle autour de la taille… Et voilà, bon sens et la cinquième sonnerie... Numéros masqués... Tant pis je décroche.
> « Allô ! »
-> « … »
> « Allô ! Répondez ! Qui êtes-vous ? »
-> « Monsieur grrrgrrriii, je suis bien chez M. Ernest ? »
> « Peut-être bien... Mais vous, qui êtes-vous ? »
-> « Qui je suis à très peu d'importance, ce qu'il faut que vous sachiez par contre a toute autre importance. Vous n'avez pas besoin de répondre, écoutez simplement ce que j'ai à vous dire. Votre vie en dépendra.
Cela fait un moment que je vous suis, le jour, la nuit je n'ai pas encore eu le courage d'affronter votre démon, et... »
> « Un démon ?? Mais quel démon, est-ce vous qui avez donné la caution pour me libérer ? je voudrais vous rem… »
-> « M. Ernest !! Reprenez-vous, nous n'avons pas de temps à perdre, laissez-moi terminer je vous prie ! Dans le tiroir de votre table de chevet, vous y trouverez un objet. Cet objet est très rare, vous l'avez trouvé M. Ernest ? »
> « Oui ! Je tiens dans ma main une sorte de boîte en bois avec une clé, qui je suppose, remonte un mécanisme !? »
-> « C'est exact M. Ernest, je vous invite à la tourner et remonté entièrement le mécanisme. Dépêchez-vous ! Il nous reste très peu de temps avant leur arriver. Crrrip !! Tut ! Tut ! Tut ! »