vendredi 19 juin 2015

L'ODEUR DU SANG (14/30)

Somations dépassées, coups de feux engagés,
Genoux à terre, OKRY Stender d’une balle fut touché,
Car face à lui, sa vision lui ayant joué des tours,
Un garde côtes, et non un mordeur vautour,
Lui sommait d’arrêter, son Killing fury.

Le second être sensé, après Doc Tix s’était présenté à lui, et il a fallut que celui-ci l’abatte comme un chien enragé.
Heureusement que la chance a tournée, car la balle devait en principe, toucher un organe vital, mais elle ne s’immisça qu’à l’épaule gauche plus exactement.

-O- « OK ! OK ! Tirez plus, je suis sensé à présent, vous m’avez troué l’épaule enflure ! »



(Ô) « Vous étiez devenu fou Monsieur, je n’avais pas d’autres choix que de vous ralentir. D’autant plus que vous venez de décapiter deux honnêtes individus »

-O- « Mais vous êtes complètement malade, c’était des mordeurs !! Monsieur le flic en costume de carnaval… »

(Ô) « Des mordeurs ?! Mais qu’est ce que… Vous êtes délirant… c’est ça… vous avez un grain. Allez !! à présent relevez-vous ! je vous emmène au poste de garde… c’est sûr vous allez en prendre perpète ! »

-O- « Mais c’est le comble ma parole… je, suis, la, victime ! Et vous aussi d’ailleurs vous serez condamné, comme les mordeurs, si vous ne faites pas gaffe à votre steak ! Quel abruti… »

(Ô) « QU’EST-CE QUE VOUS VENEZ DE DIRE LÀ ?! Il y a quand même des limites à l’insubordination »

-O- « Je me demande d’ailleurs comment vous avez réussis à survivre tout ce temps. Vous avez surement dû connaître la genèse de tout ça… AAARRRrrrrgh !! L’épaule me fait un mal de chien…laissez-moi juste prendre un médoc dans mon sac à dos, Shérif !! »

(Ô) « Je…je n’sais pas…je…allez-y, mais pas de mouvements brusques OK ! »

-O- « Pas de soucis, même si vous venez de me tirer dessus, je me sentirai plus en sécurité avec vous qu’avec ces affreux décomposés que je viens de décapiter »

(Ô) « Mais vous êtes vraiment un dégénéré. Allez ! Dépêchez-vous de faire ce que vous avez à faire, et ensuite, direction le poste »

Un ami censé l’aider, s’est acharné à vouloir le stopper d’une balle meurtrière,
L’accusant d’assassin sur le coup, se laissait persuader du contraire,
Mais formé comme un bon flic, il appliqua le protocole,
Stender goba ses cachets, se releva et se laissa choper par le col.

-O- « Doucement l’ami ! Vous comprendrez que je ne suis pas un meurtrier, mais que je viens de sauver leur âmes, ainsi que la mienne de cette infamie »

(Ô) « Peut-être bien l’ami, mais en attendant vous me suivez jusqu’au poste »

-O- «  Non mais c’est pas possible. Vous n’êtes jamais sorti de votre enclos tout ce temps ? »

(Ô) « J’ai dû sortir parce qu’une explosion et des tirs m’y ont obligé. Mais je dois quand même avouer que de ne pas apercevoir l’un de mes collègues après…Bon ! J’me suis assoupi un peu…enfin peut-être un peu plus que prévu, mais ceci ne m’aide pas à comprendre ce qui s’est passé »

-O- «  Mais quelle tête de mule, vous étiez tous comme ça ?! »

(Ô) «  Pourquoi parlez-vous au passé ? Ils vont bientôt revenir, ils ont sûrement étés alertés par l’explosion ?! »

-O- « Et ils y sont restés !! »

(Ô) « Dites pas n’importe quoi, ça devient ridicule ! »

-O- «  C’est vous qui êtes ridicule à vouloir fermer les yeux sur ce qui se passe ici sur cette île ! »

(Ô) « Aller ! ça suffit maintenant, direction case prison »

Case départ plutôt, on recommence depuis le début,
Faut tout réexpliquer, aux ignorants endormis,
Avec quelles peines, j’en suis arrivé ici,
Et que le seul recours, à tout ceci,
Est de décapiter, les cerveaux malades.


Nous voici à l’intérieur, sans aucune rencontre sauvage sur le trajet, d’un rustre poste de police local. Comme promis, il me jeta dans la cage et la verrouilla.

jeudi 11 juin 2015

L'ODEUR DU SANG (13/30)

Qui dit lueur au loin, ne signifie pas forcément qu’elle existe,
Qui pleur dans son coin, négocie férocement sa vie dans le précipice,
Qui avance vers elle, s’éloigne des ténèbres,
Qui s’élance sans cervelle, témoigne de l’existence de Cerbère.

Et si en réalité je tournai en rond, que cette lueur au loin n’est autre que le camping-car de Doc…Je ne sais plus…Je crois que je suis entrain de perdre la foi. Ça serai peut-être plus facile de se laisser bouffer au bout du compte…mais t’es con ou quoi, tu vas tout de même pas te donner en pâture à ces morts sans vie…En v’là deux justement devant toi…Si tu t’démerde bien tu peux faire voltiger leur tête avec un bon coup, ils se sont même pas rendu compte de ta présence, c’est l’occase.
« La pelle du châtiment » vais-je l’appeler, car quand elle s’abat sur son châtié tout semble rentrer dans l’ordre…

- « Sssschch Stenderrrr…zchch » -

Mais c’est impossible…je l’ai éteint il y a deux minutes à peine…ça déconne ou quoi…je deviens fou…

- « Tuuuu n’es pas Sssstender…tuuu es l’un des nôtres, tuuuu es un mordeur…reeeejoins-nous laisse-toi faire…ils sont là pour ça » -

C’est ridicule, je suis ridicule, j’entends des voix alors qu’elles ne sont pas réelles…et si ces deux mordeurs étaient finalement ma libération…Et s’ils étaient ces voix au travers du Talkie Walkie…Je ne peux pas croire que j’en arrive à penser ça, alors que j’ai lutté jusqu’ici pour ne pas être mordu.

- « Tuuuu ne peux pas lutter contre ta vraie nature…Laisse-toi mordre mordeur… » -

Ce n’est pas ma nature…pas ma nature, pas ma nature…

-O- « Pas MA NATURE, PAS MA NATUUURE !! IIIIIiiiiYAAAAAARRGH ! CA N’EST PAS MA NAAAAAATUUUUURE !! Putain  que ça fait du bien de gueuler un bon coup. Vous avez compris cette fois ! Pas besoins de vous le répéter une nouvelle fois, je suis humain par nature !»


Quelle vie trépidante, dans ce lieu devenu hostile,
Stender aux commandes, d’une « Pelle du châtiment »,
Cri à l’injustice, une nature qui n’est pas la sienne,
Dans une course enragée, comme intention de décapiter.

Par les bruits alertés, les deux capités se contorsionnèrent,
Et donnèrent à leur mauvais air, un sentiment de soulagement,
Car devant eux s’agitait, une tendre chair qui brayait,
De la chair en pâture, à mordiller goulument.

Maladroitement Stender fit tournoyer, au-dessus de sa tête la « Pelle du Châtiment »,
Comme seule issue, une bonne pelletée de mordues,
Ce qui trancha les avis, car des têtes se sont envolées,
Contredisant opportunément, ce que Stender démentait naturellement.


-O- « Ne recommencez plus jamais ça ! Je ne supporte pas que vous ayez un avis sur ce que je suis réellement… »

- « Un moooonsssstre…tu as toujours été…moooordeur » -

-O- « Mais c’est pas possible, sortez de ma tête tout de suite bande de charognards… »

(Ô) « Au nom de la loi ! Jetez votre pelle au loin ! Et couchez vous ventre à terre ! Mains derrière le dos ! »

-O- « Mais vous ne croyez tout de même pas, maudits mordeurs, que je vais jouer le jeu quand même. Il n’y a plus d’humains ici, bande d’infâmes créatures…NYYAAAAAAAAHHHH !!! Je vais t’achever comme les autres !! »

(Ô) « STOPEZ ! Où je vais être obligé de tirer ! Monsieur ! Dernière sommation !

-O- « VAS TE FAIRE FOUUUUUTRE !i »


- « BLAM ! BLAM ! » -