Qui dit lueur au loin, ne signifie
pas forcément qu’elle existe,
Qui pleur dans son coin, négocie
férocement sa vie dans le précipice,
Qui avance vers elle, s’éloigne des
ténèbres,
Qui s’élance sans cervelle, témoigne
de l’existence de Cerbère.
Et si en réalité je tournai en rond,
que cette lueur au loin n’est autre que le camping-car de Doc…Je ne sais
plus…Je crois que je suis entrain de perdre la foi. Ça serai peut-être plus
facile de se laisser bouffer au bout du compte…mais t’es con ou quoi, tu vas
tout de même pas te donner en pâture à ces morts sans vie…En v’là deux
justement devant toi…Si tu t’démerde bien tu peux faire voltiger leur tête avec
un bon coup, ils se sont même pas rendu compte de ta présence, c’est l’occase.
« La pelle du châtiment » vais-je
l’appeler, car quand elle s’abat sur son châtié tout semble rentrer dans
l’ordre…
- « Sssschch
Stenderrrr…zchch » -
Mais c’est impossible…je l’ai éteint
il y a deux minutes à peine…ça déconne ou quoi…je deviens fou…
- « Tuuuu n’es pas Sssstender…tuuu
es l’un des nôtres, tuuuu es un mordeur…reeeejoins-nous laisse-toi faire…ils
sont là pour ça » -
C’est ridicule, je suis ridicule,
j’entends des voix alors qu’elles ne sont pas réelles…et si ces deux mordeurs
étaient finalement ma libération…Et s’ils étaient ces voix au travers du Talkie
Walkie…Je ne peux pas croire que j’en arrive à penser ça, alors que j’ai lutté
jusqu’ici pour ne pas être mordu.
- « Tuuuu ne peux pas lutter
contre ta vraie nature…Laisse-toi mordre mordeur… » -
Ce n’est pas ma nature…pas ma
nature, pas ma nature…
-O- « Pas MA NATURE, PAS MA
NATUUURE !! IIIIIiiiiYAAAAAARRGH ! CA N’EST PAS MA
NAAAAAATUUUUURE !! Putain que
ça fait du bien de gueuler un bon coup. Vous avez compris cette fois ! Pas
besoins de vous le répéter une nouvelle fois, je suis humain par nature !»
Quelle vie trépidante, dans ce lieu
devenu hostile,
Stender aux commandes, d’une
« Pelle du châtiment »,
Cri à l’injustice, une nature qui
n’est pas la sienne,
Dans une course enragée, comme
intention de décapiter.
Par les bruits alertés, les deux
capités se contorsionnèrent,
Et donnèrent à leur mauvais air, un
sentiment de soulagement,
Car devant eux s’agitait, une tendre
chair qui brayait,
De la chair en pâture, à mordiller
goulument.
Maladroitement Stender fit
tournoyer, au-dessus de sa tête la « Pelle du Châtiment »,
Comme seule issue, une bonne
pelletée de mordues,
Ce qui trancha les avis, car des
têtes se sont envolées,
Contredisant opportunément, ce que
Stender démentait naturellement.
-O- « Ne recommencez plus
jamais ça ! Je ne supporte pas que vous ayez un avis sur ce que je suis
réellement… »
- « Un moooonsssstre…tu as
toujours été…moooordeur » -
-O- « Mais c’est pas possible,
sortez de ma tête tout de suite bande de charognards… »
(Ô) « Au nom de la loi !
Jetez votre pelle au loin ! Et couchez vous ventre à terre ! Mains
derrière le dos ! »
-O- « Mais vous ne croyez tout
de même pas, maudits mordeurs, que je vais jouer le jeu quand même. Il n’y a
plus d’humains ici, bande d’infâmes créatures…NYYAAAAAAAAHHHH !!! Je vais
t’achever comme les autres !! »
(Ô) « STOPEZ ! Où je vais
être obligé de tirer ! Monsieur ! Dernière sommation !
-O- « VAS TE FAIRE
FOUUUUUTRE !i »
- « BLAM ! BLAM ! » -



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