lundi 17 décembre 2012

LE VENT DES ÂMES (10/12)

Ce n’est pas celui la mort , mais ce tunnel semble sans fin. Violetta n’en peut plus et mes bras commencent à lâcher. Je pense que nous avons déjà parcourus au moins 200 mètres, même d’ici on entend encore le vacarme des explosions, mais…plus de cris.

() « Nous devons nous reposer Julio, je pense que pour le moment nous sommes en sécurité ici »

> « Je suis de cet avis, il faudrait nous alimenter et nous réhydrater, j’espère qu’en sortant de ce tunnel nous trouverons le nécessaire »

() « Tu crois vraiment qu’il y a encore un espoir après tout ce qui vient de se passer…Je connais ce regard, tu vois que je sais qui tu es, qu’est ce tu ne me dis pas ?! »

> « j’ai pris ça avec moi pendant que « Rapide » occupait le Pfr Astrid »

() « C’est une fiole avec un placebo à l’intérieur et étiqueté banalement « Antidote Dévoreurs ». Tu as bien vu l’état des autres cobayes et tu reste encore persuadé que ce cinglé avait une quelconque solution miraculeuse, tu n’es vraiment qu’un pauvre idiot mon tendre Julio… »

- « FFFFLACK ! » -

> « Oh mon dieu ! Excuse moi Violetta, je ne voulais pas te gifler…je…je »

() « Arrête Julio !! Laisse tomber, je ne t’en veux pas, je t’ais rendu responsable de tout ça, alors que tu fais tout pour nous sortir de là, mais la prochaine fois retiens-toi. D’ailleurs c’est à moi de faire un énorme effort, aide-moi à me relever, je dois marcher seule à présent. Donnes-moi tes mains et tires-moi vers le haut…Voilà, laisse moi mettre mon bras autour de ton cou en attrapant ma main et ton autre bras autour de ma taille…Tu vois que j’ai de la force ! Regarde je peux tenir debout presque toute seule »

> « C’est génial Violetta, essayons d’avancer comme ça, nous verrons combien de temps nous pourrons tenir »

Le pas est lourd mais le rythme est soutenu, plus le moindre bruit depuis l’explosion, à part celui de quelques gouttes dus aux innombrables fuites, créant ainsi une mélodie typique des bas-fond. L’odeur des lieux est particulière, mélangeant chair brûlée et humidité. La distance qui nous sépare d’une imaginaire issue de secours reste encore inestimable. Violetta peine, mais fait de gros efforts pour que je ne supporte pas tout son poids, elle est si belle et atrocement irritante à la fois…

() « Tu penses que nous sommes encore loin de la sortie ? »

> « Je n’en sais rien, tu peux constater comme moi n’est ce pas, alors comment pourrais-je deviner si nous nous rapprochons ou pas ?! »

() « T’énerves pas, je disais ça juste pour me rassurer, c’est cette bande peinte en rouge là bas au loin qui donne l’impression de délimiter, comme une ligne d’arrivée ; Tu la vois ? »

> « Bah pas vraiment, j’ai perdu mes lentilles durant notre cavale, je ne vois pas de loin »

() « j’avais oublié ce détail… »

> « Rapprochons-nous de cette délimitation, il doit sûrement y avoir une raison à ce qu’elle ai été peinte à cet endroit du tunnel »

J’ai vraiment du mal à estimer la distance, Violetta est mon guide et moi sa béquille. Je commence à distinguer cette fameuse bande rouge, c’est bon signe. Violetta peine de moins en moins, elle est si belle et si irritante à la fois.

() « Nous voici devant Julio, regarde, de petites inscriptions longent sur l’extérieur de la bande »

> « Qu’est-ce que tu y lis ? »

() « On dirait que la phrase commence sur la bande gauche, approchons-nous…il y est écrit… > Ici retirer tout objet métallique et les déposer avant cette délimitation <…Déplaçons-nous, le message continu sur la bande du haut… > Tout objet détecté non conforme au Protocole sera pulvérisé <…Sur la bande de droite maintenant… > Respectez le protocole pour accéder au secteur « Sanctorum » <… »

lundi 10 décembre 2012

LE VENT DES ÂMES (9/12)

La culture humaine n'est moissonnée qu'à 70% de sa surface, et il y a une raison à ça, cette zone non exploité est un secteur neutre, il ne se divise pas. Et pour cause, l'humanité a passé son temps à se remettre en cause. Ces 30% existent aujourd'hui et ils nous attendent sûrement quelque part sur un autre territoire, même si avec ce qui se passe nous ne pouvons pas parler de délimitations, il est clair que de nouvelles frontières se sont dessinées.

- "Ouverture du sas dans 10, 9, 8..." -

() "ça y est Julio, c'est le moment de croiser les doigts"

- "6, 5, 4..." -

> "Je suis prêt, accroches-toi à ton fauteuil"

- "2, 1, Ouverture du sas imminente, veuillez passer en salle de décontamination avant tout contact avec le personnel" -

> "C'est une blague cette annonce"

() "Chut! sinon il va nous prendre pour cible, avançons prudemment jusqu'à l'autre sas pendant que ton ami l'oiseau l'occupe"

Nous avançons, je regarde en même temps dans la direction de "Rapide", j'ai du mal à y croire, par quel miracle il est venu m'aider, je vois qu'il commence à fatiguer, je me dépêche d'avancer.
Nous voilà enfin devant ce dernier sas qui nous protégeait des dévoreurs. On les voit errer au travers des carreaux des fenêtres, ils n'ont plus l'air de sentir notre présence.

> "Que faisons-nous Violetta, nous voilà face à la dernière frontière"

() "Je t'aime Julio..."

> "Moi aussi Violetta..."

Le message était clair et le silence est de rigueur. Je tend la paume de ma main en direction d'un gros bouton pressoir rouge, je m'arrête juste devant, j'hésite...

° « iiiiK ! iiiiK ! iiiiK ! »

Oh merde, « Rapide »… Je crains qu’il se soit fait attraper, paix à ton âme. Je n’ai plus le droit de reculer, je dois faire honneur à son sacrifice ; Quel salaud je fais en n’allant pas vérifier si je pouvais l’aider…Je ne peux pas reculer…J’appuie !

- « Système de déverrouillage du sas principale du laboratoire secteur ARCHIPEL déclenché » -

P’tain d’annonce de merde, elle va nous faire repérer, p’tain ils se ramènent tous par ici, j’avance pour sortir de cette pièce avant de se retrouver piégés avec eux…P’tain flippe pas, p’tain ils nous reniflent mais continuent leur chemin, ça a l’air de fonctionner, avance toujours, regarde pas derrière toi, là ont est assez loin du Labo et plus un seul d’entre eux devant nous. Retourne toi maintenant…ça a fonctionné…

> « Regarde ça Violetta ! Ils sont tous à l’intérieur !! »

() « Mais tais-toi Julio ! »

][ « NARSHK ! »

> « Merde, je suis trop con, ils regardent tous dans notre direction maintenant »

() « Le bouton pressoir à côté de la lance d’incendie, vite !! »

« Pas de temps à perdre, un bon sprint de compète, le poing bien serré et… »

- « BLING ! Système d’urgence activé, veuillez évacuer les lieux, les sas et trappes de tous les secteurs vont êtres verrouillés. Auto-destruction par combustion de tous les secteurs dans 10, 9, 8 » -

() « Mais c’est pas possible, mais quand est-ce que ça va s’arrêter bordel ! »

> « Pas le temps de philosopher Violetta, regarde la trappe juste là, il faut tenter »

Pas le temps à la discute, le fauteuil roulant encore une fois doit nous servir autrement que dans sa fonction initiale. Je prends rapidement Violetta et la dépose au sol, je couche violemment le fauteuil et le lance de toutes mes forces en direction de la trappe pour la coincée, oui, c’est ça, dans le mille.

> « Je vais te traîner jusqu’à la trappe, et c’est partit, ça va frotter ! »

() « Plus vite Julio, il y en a un qui a réussit à se dégager le pied qui était coincé par le sas, putain il se l’est arraché pour nous poursuivre, il se traîne mais il arrive quand même vite »

- « 5, 4, 3… » -

Je passe ses jambes en premier par la trappe.

> « Descend l’échelle à la force des bras, il y a peu de barreaux mais c’est peu profond »

Ok, elle a suffisamment progressé, Merde ! Voilà le dévoreur, je me glisse par la trappe et lui lance un dernier regard.

- « 2, 1… » -

Je pousse le fauteuil violemment et la trappe termine sa course et se verrouille pas…le dévoreur vient de coincer sa main dans celle-ci, Violetta est déjà en bas et me cris dessus de descendre rapidement.

- « Vannes de gaz ouvertes, mise à feu dans 5, 4… » -

> « ça va pèter Violetta ! prenons le tunnel, il nous mènera sûrement à une sortie »

- « 2, 1, Mise à feu enclenchée » -

- « BLAAAOOUUUUMMM » -

][ « GZiiiiAARRRCHHH !!! »

Les cris sont stridents, on entend d’ici la chair des dévoreurs siffler et fondre dans un mélange de souffre et de vacarme de taules projetées contre les murs.
Nous ne perdons pas de temps, je nous traîne dans un tunnel bien éclairé mais dont on ne voit pas la fin, nous avançons.

samedi 8 décembre 2012

A MES LECTEURS

Chers lecteurs,
A la demande de certain d'entre vous et surtout par frustration de ne pas pouvoir connaître la suite, considérant également que l’épisode "LE VENT DES ÂMES" 8/12 est sans grandes révélations et actions, je me permet de publier avant sa date, l'épisode "LE VENT DES ÂMES" 9/12 c'est à dire avant mercredi 12 Décembre 2012 comme Bonus.
Voilà, je voulais remercier ceux qui me suivent (Jb - Anto et BB) et m'encouragent dans mes écrits.

A très bientôt...SKARR

jeudi 6 décembre 2012

LE VENT DES ÂMES (8/12)

- "BLAM" -

][ "NARCHHH"

() "Il ne reste que 2 heures Julio, je crois que nous n'avons plus le choix, nous devons nous imprégner de leur odeur sinon nous finirons comme les autres"

> "J'ai peur que tu ais raison. Ok! Alors comment ça se vide ces capsules...Je ne vois aucun bouton autour. C'est bizarre j'ai l'impression de le connaître celui-là, mais oui!! Violetta! regarde c'est le Dr ZIGGER* (Médecin cité dans "LE VENT DES ÂMES" 1/12) c'est ton médecin, Oh bon sang!"

() "Tu as raison, il lui ressemble fortement, je suis écoeuré de le voir comme ça, on dirai qu'il commençait à se transformer comme les autres"

> "Et bien tu sais quoi, on le choisi lui, il va encore rendre service à l'humanité. Ah! tient voilà, j'ai trouvé le système d'ouverture, fais attention, je penses qu'il va y en avoir partout"

- "SSSPLAASHHH" -

() "Oh la vache! Mais y a des litres là! Fais gaffe Julio il va s'écrouler sur toi, écartes-toi!!"

> "Et merde! Il pèse 3 tonnes s'te veau ma parole. Arrrggh! Ce corps est totalement visqueux; Mes mains glissent, je n'arrive pas à me dégager"

() "Je sais! Puisqu'il faut s'imprégner de cet cadavre, autant le vider là, comme ça il perdra du poids et tu pourras te dégager"

- "SLiiiCK! BLOUiik BLOuuCK Splash!" -

> "Merde Violetta, tu aurais pu me prévenir que tu allais le faire, c'est dégueulasse"

() "Arrête Julio de faire ta chochotte. Attends encore 1 minute avant de pouvoir te dégager"

> "Tu avais raison, maintenant il m'étouffe beaucoup moins. Mmmmh, qu'est ce qu'il est lourd, j'y arrive presque, mmmmmh, dégaaaage grosssse merde, ouf! Enfin dégagé, tu as été supra efficace sur ce coup là ma chérie..."

() "Arrête!! Pas le temps d'écouter ces sornettes Julio! Prends-moi dans tes bras et allonges-moi dans ses entrailles..."

> "QUOI!?" 

() "Discute pas, on a plus de temps à perdre!"

> "Ok! C'est toi qui prends les rennes. Deux secondes que je réussisse à me relever sans me
péter la figure sur ce sol visqueux...Voilà. Ok, penche-toi un peu en avant que je puisses te prendre sous le bras droit...et voilà, je passe maintenant l'autre bras sous tes jambes et à 3 on se lance. Ensemble...1, 2, et 3, Hop! Pfff!, purée ça glisse, c'est bon je te tient...Encore un effort, nous y voilà, attention c'est visqueux comme pas possible"

() "Il nous reste combien de temps avant l'ouverture de la porte"

> "A peine 1 heure 15. Prépares-toi je t'y dépose"

() "Quelle horreur, c'est visqueux et étonnamment sans odeur. C'est dégueulasse mais je m'en passe partout. Toi aussi tu dois t'en imprégner Julio!"

> "Tu ne crois pas que ça suffit déjà d'avoir tout reçus sur moi?!"

() "Non, parce que cela n'aura aucun effet, approches-toi et agenouilles-toi, je vais te le faire, il faut tout imprégner"

> "Ok mais fais vite parce que non seulement c'est écoeurant, mais en plus le temps vient de se raccourcir, plus que 3/4 d'heure...Regarde Violetta...On dirai que tu avais raison, notre cher Pfr Astrid s'est calmé. Si lui s'est calmé, alors tous les autres réagirons de la même façon"

() "Espérons-le car sinon nous pourrons dire adieu à tout ce que voulions reconstruire avant que tout ceci n'arrive...Tient, c'est marrant ça, on dirai qu'il y a un oiseau dans la pièce d'à côté"

> "Qu'est-ce tu racontes Violetta, comment et pourquoi un oiseau viendrai s'aventurer ici. En plus, si c'était vrai, je t'aurais dis que j'en connais un et qu'il s'appelle "Rapide"(Oiseau mouche cité dans "LE VENT DES ÂMES" 1/12), mais il y a une chance sur des centaines qu'il...Bon sang, dis-moi que je rêve!"

() "Tu vas me dire que c'est ce fameux "Rapide" c'est ça?!"

> "Il se trouve que oui, regarde-le il fait tourner en bourrique le Pfr"

() "ça tombe bien, une diversion de plus pour nous échapper et il était temps, regarde le cadran"

> "Mince! Dans 5 minutes!"