lundi 17 décembre 2012

LE VENT DES ÂMES (10/12)

Ce n’est pas celui la mort , mais ce tunnel semble sans fin. Violetta n’en peut plus et mes bras commencent à lâcher. Je pense que nous avons déjà parcourus au moins 200 mètres, même d’ici on entend encore le vacarme des explosions, mais…plus de cris.

() « Nous devons nous reposer Julio, je pense que pour le moment nous sommes en sécurité ici »

> « Je suis de cet avis, il faudrait nous alimenter et nous réhydrater, j’espère qu’en sortant de ce tunnel nous trouverons le nécessaire »

() « Tu crois vraiment qu’il y a encore un espoir après tout ce qui vient de se passer…Je connais ce regard, tu vois que je sais qui tu es, qu’est ce tu ne me dis pas ?! »

> « j’ai pris ça avec moi pendant que « Rapide » occupait le Pfr Astrid »

() « C’est une fiole avec un placebo à l’intérieur et étiqueté banalement « Antidote Dévoreurs ». Tu as bien vu l’état des autres cobayes et tu reste encore persuadé que ce cinglé avait une quelconque solution miraculeuse, tu n’es vraiment qu’un pauvre idiot mon tendre Julio… »

- « FFFFLACK ! » -

> « Oh mon dieu ! Excuse moi Violetta, je ne voulais pas te gifler…je…je »

() « Arrête Julio !! Laisse tomber, je ne t’en veux pas, je t’ais rendu responsable de tout ça, alors que tu fais tout pour nous sortir de là, mais la prochaine fois retiens-toi. D’ailleurs c’est à moi de faire un énorme effort, aide-moi à me relever, je dois marcher seule à présent. Donnes-moi tes mains et tires-moi vers le haut…Voilà, laisse moi mettre mon bras autour de ton cou en attrapant ma main et ton autre bras autour de ma taille…Tu vois que j’ai de la force ! Regarde je peux tenir debout presque toute seule »

> « C’est génial Violetta, essayons d’avancer comme ça, nous verrons combien de temps nous pourrons tenir »

Le pas est lourd mais le rythme est soutenu, plus le moindre bruit depuis l’explosion, à part celui de quelques gouttes dus aux innombrables fuites, créant ainsi une mélodie typique des bas-fond. L’odeur des lieux est particulière, mélangeant chair brûlée et humidité. La distance qui nous sépare d’une imaginaire issue de secours reste encore inestimable. Violetta peine, mais fait de gros efforts pour que je ne supporte pas tout son poids, elle est si belle et atrocement irritante à la fois…

() « Tu penses que nous sommes encore loin de la sortie ? »

> « Je n’en sais rien, tu peux constater comme moi n’est ce pas, alors comment pourrais-je deviner si nous nous rapprochons ou pas ?! »

() « T’énerves pas, je disais ça juste pour me rassurer, c’est cette bande peinte en rouge là bas au loin qui donne l’impression de délimiter, comme une ligne d’arrivée ; Tu la vois ? »

> « Bah pas vraiment, j’ai perdu mes lentilles durant notre cavale, je ne vois pas de loin »

() « j’avais oublié ce détail… »

> « Rapprochons-nous de cette délimitation, il doit sûrement y avoir une raison à ce qu’elle ai été peinte à cet endroit du tunnel »

J’ai vraiment du mal à estimer la distance, Violetta est mon guide et moi sa béquille. Je commence à distinguer cette fameuse bande rouge, c’est bon signe. Violetta peine de moins en moins, elle est si belle et si irritante à la fois.

() « Nous voici devant Julio, regarde, de petites inscriptions longent sur l’extérieur de la bande »

> « Qu’est-ce que tu y lis ? »

() « On dirait que la phrase commence sur la bande gauche, approchons-nous…il y est écrit… > Ici retirer tout objet métallique et les déposer avant cette délimitation <…Déplaçons-nous, le message continu sur la bande du haut… > Tout objet détecté non conforme au Protocole sera pulvérisé <…Sur la bande de droite maintenant… > Respectez le protocole pour accéder au secteur « Sanctorum » <… »

lundi 10 décembre 2012

LE VENT DES ÂMES (9/12)

La culture humaine n'est moissonnée qu'à 70% de sa surface, et il y a une raison à ça, cette zone non exploité est un secteur neutre, il ne se divise pas. Et pour cause, l'humanité a passé son temps à se remettre en cause. Ces 30% existent aujourd'hui et ils nous attendent sûrement quelque part sur un autre territoire, même si avec ce qui se passe nous ne pouvons pas parler de délimitations, il est clair que de nouvelles frontières se sont dessinées.

- "Ouverture du sas dans 10, 9, 8..." -

() "ça y est Julio, c'est le moment de croiser les doigts"

- "6, 5, 4..." -

> "Je suis prêt, accroches-toi à ton fauteuil"

- "2, 1, Ouverture du sas imminente, veuillez passer en salle de décontamination avant tout contact avec le personnel" -

> "C'est une blague cette annonce"

() "Chut! sinon il va nous prendre pour cible, avançons prudemment jusqu'à l'autre sas pendant que ton ami l'oiseau l'occupe"

Nous avançons, je regarde en même temps dans la direction de "Rapide", j'ai du mal à y croire, par quel miracle il est venu m'aider, je vois qu'il commence à fatiguer, je me dépêche d'avancer.
Nous voilà enfin devant ce dernier sas qui nous protégeait des dévoreurs. On les voit errer au travers des carreaux des fenêtres, ils n'ont plus l'air de sentir notre présence.

> "Que faisons-nous Violetta, nous voilà face à la dernière frontière"

() "Je t'aime Julio..."

> "Moi aussi Violetta..."

Le message était clair et le silence est de rigueur. Je tend la paume de ma main en direction d'un gros bouton pressoir rouge, je m'arrête juste devant, j'hésite...

° « iiiiK ! iiiiK ! iiiiK ! »

Oh merde, « Rapide »… Je crains qu’il se soit fait attraper, paix à ton âme. Je n’ai plus le droit de reculer, je dois faire honneur à son sacrifice ; Quel salaud je fais en n’allant pas vérifier si je pouvais l’aider…Je ne peux pas reculer…J’appuie !

- « Système de déverrouillage du sas principale du laboratoire secteur ARCHIPEL déclenché » -

P’tain d’annonce de merde, elle va nous faire repérer, p’tain ils se ramènent tous par ici, j’avance pour sortir de cette pièce avant de se retrouver piégés avec eux…P’tain flippe pas, p’tain ils nous reniflent mais continuent leur chemin, ça a l’air de fonctionner, avance toujours, regarde pas derrière toi, là ont est assez loin du Labo et plus un seul d’entre eux devant nous. Retourne toi maintenant…ça a fonctionné…

> « Regarde ça Violetta ! Ils sont tous à l’intérieur !! »

() « Mais tais-toi Julio ! »

][ « NARSHK ! »

> « Merde, je suis trop con, ils regardent tous dans notre direction maintenant »

() « Le bouton pressoir à côté de la lance d’incendie, vite !! »

« Pas de temps à perdre, un bon sprint de compète, le poing bien serré et… »

- « BLING ! Système d’urgence activé, veuillez évacuer les lieux, les sas et trappes de tous les secteurs vont êtres verrouillés. Auto-destruction par combustion de tous les secteurs dans 10, 9, 8 » -

() « Mais c’est pas possible, mais quand est-ce que ça va s’arrêter bordel ! »

> « Pas le temps de philosopher Violetta, regarde la trappe juste là, il faut tenter »

Pas le temps à la discute, le fauteuil roulant encore une fois doit nous servir autrement que dans sa fonction initiale. Je prends rapidement Violetta et la dépose au sol, je couche violemment le fauteuil et le lance de toutes mes forces en direction de la trappe pour la coincée, oui, c’est ça, dans le mille.

> « Je vais te traîner jusqu’à la trappe, et c’est partit, ça va frotter ! »

() « Plus vite Julio, il y en a un qui a réussit à se dégager le pied qui était coincé par le sas, putain il se l’est arraché pour nous poursuivre, il se traîne mais il arrive quand même vite »

- « 5, 4, 3… » -

Je passe ses jambes en premier par la trappe.

> « Descend l’échelle à la force des bras, il y a peu de barreaux mais c’est peu profond »

Ok, elle a suffisamment progressé, Merde ! Voilà le dévoreur, je me glisse par la trappe et lui lance un dernier regard.

- « 2, 1… » -

Je pousse le fauteuil violemment et la trappe termine sa course et se verrouille pas…le dévoreur vient de coincer sa main dans celle-ci, Violetta est déjà en bas et me cris dessus de descendre rapidement.

- « Vannes de gaz ouvertes, mise à feu dans 5, 4… » -

> « ça va pèter Violetta ! prenons le tunnel, il nous mènera sûrement à une sortie »

- « 2, 1, Mise à feu enclenchée » -

- « BLAAAOOUUUUMMM » -

][ « GZiiiiAARRRCHHH !!! »

Les cris sont stridents, on entend d’ici la chair des dévoreurs siffler et fondre dans un mélange de souffre et de vacarme de taules projetées contre les murs.
Nous ne perdons pas de temps, je nous traîne dans un tunnel bien éclairé mais dont on ne voit pas la fin, nous avançons.

samedi 8 décembre 2012

A MES LECTEURS

Chers lecteurs,
A la demande de certain d'entre vous et surtout par frustration de ne pas pouvoir connaître la suite, considérant également que l’épisode "LE VENT DES ÂMES" 8/12 est sans grandes révélations et actions, je me permet de publier avant sa date, l'épisode "LE VENT DES ÂMES" 9/12 c'est à dire avant mercredi 12 Décembre 2012 comme Bonus.
Voilà, je voulais remercier ceux qui me suivent (Jb - Anto et BB) et m'encouragent dans mes écrits.

A très bientôt...SKARR

jeudi 6 décembre 2012

LE VENT DES ÂMES (8/12)

- "BLAM" -

][ "NARCHHH"

() "Il ne reste que 2 heures Julio, je crois que nous n'avons plus le choix, nous devons nous imprégner de leur odeur sinon nous finirons comme les autres"

> "J'ai peur que tu ais raison. Ok! Alors comment ça se vide ces capsules...Je ne vois aucun bouton autour. C'est bizarre j'ai l'impression de le connaître celui-là, mais oui!! Violetta! regarde c'est le Dr ZIGGER* (Médecin cité dans "LE VENT DES ÂMES" 1/12) c'est ton médecin, Oh bon sang!"

() "Tu as raison, il lui ressemble fortement, je suis écoeuré de le voir comme ça, on dirai qu'il commençait à se transformer comme les autres"

> "Et bien tu sais quoi, on le choisi lui, il va encore rendre service à l'humanité. Ah! tient voilà, j'ai trouvé le système d'ouverture, fais attention, je penses qu'il va y en avoir partout"

- "SSSPLAASHHH" -

() "Oh la vache! Mais y a des litres là! Fais gaffe Julio il va s'écrouler sur toi, écartes-toi!!"

> "Et merde! Il pèse 3 tonnes s'te veau ma parole. Arrrggh! Ce corps est totalement visqueux; Mes mains glissent, je n'arrive pas à me dégager"

() "Je sais! Puisqu'il faut s'imprégner de cet cadavre, autant le vider là, comme ça il perdra du poids et tu pourras te dégager"

- "SLiiiCK! BLOUiik BLOuuCK Splash!" -

> "Merde Violetta, tu aurais pu me prévenir que tu allais le faire, c'est dégueulasse"

() "Arrête Julio de faire ta chochotte. Attends encore 1 minute avant de pouvoir te dégager"

> "Tu avais raison, maintenant il m'étouffe beaucoup moins. Mmmmh, qu'est ce qu'il est lourd, j'y arrive presque, mmmmmh, dégaaaage grosssse merde, ouf! Enfin dégagé, tu as été supra efficace sur ce coup là ma chérie..."

() "Arrête!! Pas le temps d'écouter ces sornettes Julio! Prends-moi dans tes bras et allonges-moi dans ses entrailles..."

> "QUOI!?" 

() "Discute pas, on a plus de temps à perdre!"

> "Ok! C'est toi qui prends les rennes. Deux secondes que je réussisse à me relever sans me
péter la figure sur ce sol visqueux...Voilà. Ok, penche-toi un peu en avant que je puisses te prendre sous le bras droit...et voilà, je passe maintenant l'autre bras sous tes jambes et à 3 on se lance. Ensemble...1, 2, et 3, Hop! Pfff!, purée ça glisse, c'est bon je te tient...Encore un effort, nous y voilà, attention c'est visqueux comme pas possible"

() "Il nous reste combien de temps avant l'ouverture de la porte"

> "A peine 1 heure 15. Prépares-toi je t'y dépose"

() "Quelle horreur, c'est visqueux et étonnamment sans odeur. C'est dégueulasse mais je m'en passe partout. Toi aussi tu dois t'en imprégner Julio!"

> "Tu ne crois pas que ça suffit déjà d'avoir tout reçus sur moi?!"

() "Non, parce que cela n'aura aucun effet, approches-toi et agenouilles-toi, je vais te le faire, il faut tout imprégner"

> "Ok mais fais vite parce que non seulement c'est écoeurant, mais en plus le temps vient de se raccourcir, plus que 3/4 d'heure...Regarde Violetta...On dirai que tu avais raison, notre cher Pfr Astrid s'est calmé. Si lui s'est calmé, alors tous les autres réagirons de la même façon"

() "Espérons-le car sinon nous pourrons dire adieu à tout ce que voulions reconstruire avant que tout ceci n'arrive...Tient, c'est marrant ça, on dirai qu'il y a un oiseau dans la pièce d'à côté"

> "Qu'est-ce tu racontes Violetta, comment et pourquoi un oiseau viendrai s'aventurer ici. En plus, si c'était vrai, je t'aurais dis que j'en connais un et qu'il s'appelle "Rapide"(Oiseau mouche cité dans "LE VENT DES ÂMES" 1/12), mais il y a une chance sur des centaines qu'il...Bon sang, dis-moi que je rêve!"

() "Tu vas me dire que c'est ce fameux "Rapide" c'est ça?!"

> "Il se trouve que oui, regarde-le il fait tourner en bourrique le Pfr"

() "ça tombe bien, une diversion de plus pour nous échapper et il était temps, regarde le cadran"

> "Mince! Dans 5 minutes!"

mercredi 28 novembre 2012

LE VENT DES ÂMES (7/12)

() "Revenez Pfr Astrid et libérez-nous, vous n'allez pas nous laisser ici alors qu'une alerte vient d'être donnée?!"

> "On s'est enfermé comme des rats"

() "Qu'est ce que tu vois pas le hublot de la porte?"

> "C'est le bordel Violetta, je crois que c'est la merde. Ils cours tous comme des lapins et le Pfr Astrid est penché sur une console de contrôle, je ne sais pas ce qu'il fabrique, on dirai qu'il appui sur des boutons qui interagissent avec des systèmes de sécur...OH MERDE! Il y a des coup de feu tirés dans le couloir, c'est des gardes, ils tapent aux carreaux du laboratoire pour pouvoir s'y réfugier, le Pfr Astrid les regarde...Il leur répond que non, on dirai qu'ils n'ont plus de munitions...OH LA VACHE! PUTAIN!! Violetta! Ces espèces de monstres sont là, ils sont en train de déchiqueter les gardes"

() "Ils vont entrés Julio?"

> "La porte a l'air solide, ils tambourines dessus sans succès, en plus il y a une deuxième porte de sécurité et elle à l'air aussi solide. Mais c'est pas ça qui m'inquiète Violetta"

() "Laisse tomber Julio j'ai pigé. C'est après que notre porte se soit débloqué, si ces monstres sont encore là, qu'allons-nous devenir une fois sortis. Nous sommes impuissants devant ces bêtes, c'est ça que tu allais me dire Julio?!"

> "Oui, entre autres. Si nous restons coincés ici avec ce taré de Professeur ça pourrai être pire que de se faire bouffer par ces monstres"

- "BAM!" -

() "C'était quoi ce bruit!! J'ai peur Julio, ils sont là c'est ça?! Mais répond enfin!!"

> "...Ce ne sont pas les monstres, c'est le Professeur..."

() "Et donc?! Mais quoi Julio! Dis-moi ce qui se passe?!"

> "Il vient de s'écrouler devant notre porte, sa tête a cognée la première contre celle-ci. Je crois bien que nous sommes désormais seuls"

() "Et la porte qui s'ouvre dans moins de 12 heures. Il te reste pas un briquet, je voudrais savoir ce qui est stocké dans la pièce où nous sommes"

> "Si, attends, j'ai même mieux que ça, j'ai ma mini lampe torche accrochée à mes clés, je ne sais pas pourquoi je n'y ai pas pensé avant. Le temps de sortir les clés de ma poche et voilà. Tu es prête, j'allume...OH MERDE! PUTAIN! Mais c'est quoi tout ça, regarde ça Violetta, mais c'est immonde..."

() "Tu sais, je crois que j'ai peut-être une idée, j'ai déjà vu ça dans un film de Zombies, ça va te paraitre fou, mais si on s'imprègne de l'odeur des ces corps en putréfaction on pourrai ensuite se mêler à eux sans qu'il ne s'en aperçoivent. Qu'est-ce que tu en dis Julio?!"

> "Pourquoi tu veux partir d'ici, nous sommes en sécurité et ils vont finir par s'en aller quand ils verront qu'il n'y a plus rien a dévorer"

() "Moins de 12 heures Julio, et je penses qu'au bout de ces 12 heures la faim va se faire sentir. Et même si nous trouvons de quoi nous nourrir, ça ne sera pas éternel"

> "Nous verrons bien, et même si ton truc fonctionne, parce qu'on n'est même pas sûr que ça marche, où irions-nous ensuite?"

() "Tu sais Julio, j'admire le courage que tu as eu jusqu'ici, mais là tu vois, je ne te comprends plus"

> " Nous avons encore 8 heures à tenir ici, une fois la porte ouverte nous fouillerons le laboratoire à la recherche de nourriture. Mais regarde moi ça, ils ont enfermés ces monstres dans des capsules pour les étudier, tu crois qu'ils sont encore vivants?"

() "ça m'étonnerai, ils ont l'air d'être en état de conservation, mais c'est quand même flippant. Si ça se trouve c'est ce Pfr Astrid qui est responsable de tout ça, de tout ce qui se passe à l’extérieur...Manque de bol, on ne le saura jamais vu qu'il vient de nous quitter"

][ "NARCKCH"

- "BLAM! BLAM!" -

() "A part s'il nous attends derrière la porte, retourne toi Julio et regarde le hublot, je crois bien que le Pfr Astrid ne voulait pas nous quitter..."

mercredi 21 novembre 2012

LE VENT DES ÂMES (6/12)

Le rat est mort en début d'après midi mais nous avons eus une solution de secours, le remplacer par un autre rongeur. Comme ça, pas besoins de justifier quoique ce soit si jamais le Boss passait par là. Ça fait une bonne dizaine d'années que nous étudions le comportement de ces rats face au virus. Deux nouveaux survivants sont arrivés ce matin, leur identité nous a été décliné dans l'après-midi, un certain Julio et une certaine Violetta, il me semble, parce que le haut parleur d'annonce général grésille drôlement, ce ne sont pas des rats, ça c'est une certitude.

Notre laboratoire est implanté dans le secteur "Archipel", nous avons besoin de cobayes et ces nouveaux arrivants sont une aubaine, ils donnent l'apparence d'un meilleur destin. Ici, le principe spirituel de l'homme est devenu moins mystérieux et essentiel, car la partie immatérielle de l'homme, l'opposé du corps, en d'autres termes "l'Âme", n'est plus d'actualité et a perdu toute sa valeur depuis que l'homme se convertis au cannibalisme tous les jours, avec à chaque fois de nouveaux cas recensés par nos sniper postés sur le toit. Bientôt toute la ville sera sous l'emprise de ce virus, tandis que nos recherches elles, n'avancent pas au même rythme.

:> "Laboratoire secteur "Archipel"! Désactivez le champs de sécurité, Julio et Violetta sont nos invités"

]< "Veuillez pénétrer sans hostilités, ou je serais forcé de vous abattre comme ceux que nous abattons à l’extérieur parce qu'ils viennent d'être mordus avant même de pouvoir atteindre l'entrée de l’hôpital"

Les voilà enfin, je vais pouvoir les accueillir et leur expliquer la procédure. Quoi?! Mais on ne m'avais pas dit que la fille était handicapé, c'est pour ça qu'il la traîne. Je ne vais pas pouvoir tester sur elle ce que j'ai élaboré, il aurait fallut qu'elle se tienne debout et qu'elle puisse marcher seule...A moins qu'il soit quand même intéressant d'observer la réaction sur quelqu'un d'invalide...Je verrais plus tard, je me dois de les accueillir à présent.

:> "Julio je suppose et votre amie..."

> "Ma femme, Violetta!!"

:> "Pardonnez-moi...Attendez! Ne bougez pas je vais chercher ce qu'il faut pour votre femme"

> "Merci, vous êtes la première personne accueillante ici"

:> "Oui je comprends, mais nous devons prendre un maximum de précautions. Vous avez vu ce qu'il se passe à l’extérieur, c'est le Chaos, et ici nous avons réussis à conserver une partie du bâtiment hospitalier complètement intact et sécurisé. Je reviens, le fauteuil roulant se trouve dans une pièce annexe"

() " Regarde Julio, on dirai pas un fœtus?"

> " Si! Tu as raison, mais d'ici on dirai qu'il n'est pas normal. Attends, je vais regarder. Oh la vache! Violetta! Il a ..."

() " Quoi Julio? Dis! Qu'est-ce qu'il a ce fœtus?!"

> "Il...il ressemble à ceux qui nous poursuivait. Regarde, je te l'amène et verras que..."

:> " NON! REPOSEZ IMMÉDIATEMENT CE BOCAL!"

> " Ok! Ok! pas de soucis, nous étions juste surpris par la morbidité du récipient. Je le repose de suite, mais on peut avoir une explication, parce que là ça dépasse l'entendement"

:> " Tenez Violetta! c'est pour vous, permettez-moi de vous aider"

() " Merci! Alors, expliquez-nous ce qui s'est passé Mr...?"

:> " C'est vrai, excusez-moi, je ne me suis même pas présenté; Professeur Astrid, spécialiste en maladies virales et ce...fœtus à été extrait d'une femme enceinte que nous avions recueillit mais que nous avons dû abattre car les symptômes liés au virus étaient significatifs. Mais grâce à ce fœtus, nous avons pus observer et témoigner avec véracité en état avancé, les dégâts causés corporellement. Mais sur vous il n'a été remarqué aucune lésions"

> " Dans ce cas, pourquoi ne redonnez-vous pas nos effets personnels?"

() " Tu n'as pas saisis Julio, nous somme devenus ses cobayes tout simplement. Ça n'est pas pour l’éthique que nous avons été sauvés, mais bien pour subir des expériences. Plus concrètes avec des humains q'avec ces centaines de rongeurs en cage subissant des dizaines de piqûres par jour"

> " Dites-nous que ce n'est pas pour ça que vous nous avez sauvé"

:> " Il n'y a aucun risque, d'autant plus que j'ai fabriqué un antidote pour chacun des essais. Je vous en pris, ne vous considérez pas comme des cobayes, je suis sur le point de créer le formule parfaite. Nous ne pouvons pas faire autrement, les rongeurs ne suffisent plus, je vous promet qu'il n'y a aucun hasard à cette expérience. Pour l'humanité, Julio, Violetta, c'est une chance que vous soyez apparu"

() " Pourquoi nous avoir attendu, alors que vous êtes plusieurs ici à être visiblement saints"

:> " Vous avez raison Violetta, mais ces hommes protègent ces lieux et quelques uns manipules ces bactéries contaminantes. Ce sont des effectifs que nous ne pouvons pas débaucher"

> " Admettons que nous acceptions, qu'est ce qui nous garantie que si cette expérience ne fonctionne pas nous ne serions à nouveau engainés dans une énième foutaise scientifique?! Répondez sincèrement Professeur Astrid!"

:> " Je vais répondre sincèrement Julio, mais avant tout je dois vous montrer à tous les deux quelque chose qui risque de vous faire changer d'avis. Venez, il n'y a aucun piège, entrons dans ce local je vous prie"

() " D'ici on ne voit rien de ce qu'il y a à l'intérieur, allumez d'abord le..."

:> " Surtout pas Violetta, ça détruirait tout ce qu'il y a de stocké. Allons-y maintenant, n'ayez crainte"

> " Je distingue des silhouettes, qu'est-ce donc Pfr Astrid...Pfr Astrid?! Que faites-vous, pourquoi sortez vous du local, Pfr..."

:> " Je suis désolé mes amis"

- "Pfffchhhh Clac! Clac! Pffff" -

> " Ouvrez cette porte Pfr Astrid!!"

:> " Je suis désolé, mais le bouton poussoir sur lequel je viens d'appuyer verrouille la porte pendant 12h00 et se rouvre automatiquement. Je suis désolé mais il le fallait, tout se passera...??"

- "ALERTE! ALERTE! INTRUSION NON AUTORISÉE SECTEUR ARCHIPEL! VIGILANCE MAXIMALE!" -

vendredi 9 novembre 2012

LE VENT DES ÂMES (5/12)

- "A tous les postes, je répète, à tous les postes, les deux individus sont hors d'atteinte, je répète...les deux individus sont hors d'atteinte" -

> "Tu as entendus ça Violetta! Je te l'avais dit que nous n'étions pas seuls"

() "On dirai bien que tu avais raison, dépêchons-nous alors d'atteindre leur Palladium contre ces créatures" 

Le jeu de piste commence légèrement à m'épuiser, ça fait au moins plus d'une heure que nous zigzaguons à travers les couloirs de cet hôpital, quand par désespoir, devant moi le couloir se termine en cul-de-sac. Alors là c'est la fin, là je crois que nous sommes définitivement condamnés à mourir ici et de laisser nos âmes au vent pour qu'il puisse les emmener loin d'ici.
Je lâche Violetta doucement, la remettant en position assise.

() "Je n'y crois pas! Nous sommes foutus c'est ça? Pourquoi on ne s'en sort pas Julio? Pourquoi? YA QUELQU'UN ICI, VOUS ÊTES Où, AIDEZ-NOUS! NOUS AVONS SUIVI VOS SIGNES, QU'EST CE QUE çA SIGNIFIE HEIN?!"

> "Calme-toi Violetta, ça ne sert à rien, je vais trouver une autre solution"

() "Mais arrête Julio, tu vois bien que nous sommes condamnés! AIDEZ-NOUS je vous en supplie..."

> "Violetta...ne pleur pas, je t'en prie. QUI ÊTES-VOUS? VOUS N'AVEZ MENéS JUSQU'ICI ET VOUS NOUS ABANDONNéS COMME DES LÂCHES! MONTREZ-VOUS!"

Rien, aucune réponse, je ne comprend pas leur stratèges...d'abord faire croire à nos poursuivant que nous étions dans l’ascenseur en le faisant monter automatiquement, puis cette annonce signalant notre survie et enfin ce jeu de piste qui finalement ne mène à rien.

- "ZGiiichtong! Danger écarté, déclenchement du système d'ouverture Porte 2. Veuillez pénétrer dans la zone sécurisée, autorisation accordée" -

> "Vite! tes mains Violetta!"

Je me mets à la tirer fort car le mur du fond coulisse et je pense qu'il ne restera pas longtemps ouvert.

- " Système de fermeture déclenché, les deux individus ont pénétrés la zone sécurisée" -

Encore une fois j'ai à peine le temps de passer les pieds de Violetta à l'intérieur, manquant de les sectionner. La porte touche le mur et déclenche un mécanisme de fermeture. L'endroit à l'air moins vide que toutes les autres pièces de l’hôpital, et semble avoir été aménagé pour y vivre. Nous n'osons pas nous aventurer, je dis nous, même si je ne donne pas forcément le choix à ma femme de choisir.

- "Veuillez avancez jusque dans la zone éclairée, une fouille corporelle devra être effectuée" -

Bon sang, mais c'est du pur délire. On se croirait dans un film S.F..Je nous emmène jusqu'à la zone...encore deux mètres. Mais c'est carrément des spots style Gestapo.  Nous voilà dedans, on ne voit rien de ce qui se passe en dehors de cette zone éclairée.

- "Veuillez vous allonger ventre à terre pour procéder à la fouille, et une fois à terre ne bougez plus un seul membre. Vous avez tout à y gagner, nous n'avons rien à perdre" -

> "Ok! Ok! Pas de problèmes" 

J'aide Violetta à se retourner, je m'approche de son oreille et je lui chuchote "Tout va bien, nous sommes en sécurité maintenant"

- "Ecartez-vous d'elle, pas de contactes ou nous serions obligés d'être désagréables. Procédez à la fouille!" -

Des pas méfiants s'approchent, ils sont deux, ils viennent de ré-armer leur armes. Ils sont pochent, et...oh bon sang...le canon de son arme pointe tout près de ma tempe, il va me descendre c'est sûr...Je ne peux pas voir Violetta car nos regards s'opposent. La main procédurière de l'individu commence sa fouille, il ne trouvera rien qui compromettrai leur confiance car nous voilà exposés comme des bêtes inoffensives après une chasse.

]< "Rien sur eux chef! Ils peuvent intégrés le Secteur Archipel"

- "Parfait! Relevez-vous et passez le sas de décontamination entièrement nus!"

() "Il est hors de question que je me dénude devant vos regards pervers"

- "Vous n'avez pas le choix madame, c'est ça ou on vous bannis"

() "NON! je ne veux plus y retourner je vous en prie..."

- "Alors faites ce que l'on vous dit et sans discuter"

> "Je commence et ma femme suivra" 

J'enlève le T-shirt, jean, chaussettes et slip. J'ai honte, je cache mes parties. On me ramène à l'ordre en protestant de cacher une partie de mon corps. Je laisse donc les bras en l'air sous cet ordre qui m'est donné et pénètre dans le sas de décontamination. Me voilà à l'intérieur, une porte coulissante se referme, me voici prisonnier de cette cage d'à peine 4m².

]< "Fermez les yeux et quand je vous le dirai, vous tournerez 2 fois sur vous-même, COMPRIS!?"

J’acquiesce en fermant les yeux. J'entends comme un mécanisme de décompression et une voix qui dit :

"3", "2", "1".

vendredi 2 novembre 2012

LE VENT DES ÂMES (4/12)

22ème étage, nous nous rapprochons du but.

- « BRAM ! iiiiii…Chlunk ! Chlunk ! » -

Putain de merde !! Pourquoi s'est-il arrêté comme ça, s’t’ascensseur de merde.

> « Tu n’a rien Violetta ? rien de casser ? »

() « ça peut aller Julio. Appuis vite sur le 30 »

« Y’a rien de rien, ce foutu matos ne veut plus rien savoir. J'ai bien impression que les freins de sécurité se sont enclenchés et qu’il n'ira pas plus loin. Il faut sortir d'ici »

() « Fait vite, je les entends, leurs grognements inondent la cage d'escalier »

« C'est ce que je fais figure toi, je cherche une solution »

Ok, procédons par élimination, par la trappe d'accès de la cage de l'ascenseur, même pas en rêve. Deuxième option, écarter les deux portes avec un pied de biche, pas de pied de biche, à moins que…

« Violetta !? je vais devoir démonter ton fauteuil. Il va falloir que je te dépose à terre »

() « Ok, mais comment allons-nous faire sans fauteuil par la suite ?! »

> « Nous trouverons un autre moyen, pour le moment nous devons nous dégager d'ici. Allons-y doucement Violetta, mets tes bras autour de mon cou, voilà, et hop ! pffff… Attention à l'atterrissage… Terminé »

() « J’espère que tu sais ce que tu fais, de toute façon nous sommes condamnés »

« Tu voudrais que je peux rassure mais je n'ai pas de temps à consacrer aux principes, alors laisse-moi faire et évite de me rabaisser »

() « Désolé Julio, mais c'est que je n'en peux plus, je suis morte de fatigue et… »

« Stop !! Laisse-moi réfléchir ou ce n'est pas de fatigue que tu mourras mais des blessures que t’aurons infligés ceux qui te poursuivent »

Le fauteuil… Bon ! Voyons voir ce que je peux récupérer dessus qui ferait office de levier. Tient ! Cette barre devrait faire l'affaire en plus de ça les écrous sont faciles à desserrer. Encore un petit effort… Et voilà, plus rien ne la fixe. En tirant un peu dessus ça devrait faire l'affaire… Et voilà, vite, j'immisce la barre entre les deux portes et avec pas mal de force j'écarte ; la barre résiste mais commence légèrement à se plier. Bon sang ! Les hurlements sont de plus en plus proches, je dois impérativement débloquer ces deux… Maudites… Portes… De ce foutu… Monte-charge… Et voilà, efficace, et maintenant deux mains pour tirer une porte, un pied à terre pour l'appui et enfin un pied contre l'autre porte pour la pousser, aller Julio donne tout ce que tu as… Bon sang ! c’est qu’elle est résistante…mmmmh…pffff…Ça y est, j'ai réussi.

« Violetta ! Il est temps de continuer… »

() « Non Julio, maintenant que je suis sans fauteuil je deviens un trop lourd fardeau »

« T’inquiète pas, j'ai une issue de secours, il faut rejoindre l’autre l'ascenseur qui n'est qu'à quelques mètres, je le vois d'ici, le couloir est désert et on ferait mieux d'activer avant de se retrouver nez à nez avec nos poursuivants »

() « Et comment tu vas t'y prendre ? »

« Bah… Je vais simplement te traîner jusqu'à lui et ensuite on embarque, en espérant qu'il fonctionne… »

() « Et s'il ne fonctionne pas, que ferons-nous !? »

« Je n'y ai pas encore pensé, pour l'instant que je te mets dos face à moi, donne-moi tes mains. Attention au démarrage… Et c'est parti…OH BON SANG !!! C'est pas possible !? »

() « QU’EST CE QU’IL SE PASSE JULIO ?? »

« On est dans une merde pas possible, on va jamais sans sortir Violetta ! »

() « Tu vois je te l'avais dit et… »

« Sauf si !! Sauf si d'autres survivants ont laissé des indications, comme ce fameux symbole anti-anarchique et une flèche à côté indiquant sûrement le chemin à suivre. Vient Violetta, c'est le moment ou jamais de s'enfuir, prend mes mains et accroche-toi bien ma belle »

À l'instant précis où j'ai pris les mains de Violetta, l'alarme de l'ascenseur se déclencha, je tire Violetta de toutes mes forces hors de l'ascenseur, les portes se referment violemment juste après que ses pieds en soient sortis et repart de lui-même vers le haut. Je continue à traîner Violetta dans le couloir dans la direction indiquée par le symbole, et nous voici passant devant la porte donnant accès à la cage d'escalier ; on les entend… Ils sont très proches, je tire encore plus fort sur les bras de Violetta et la traîne en continu sur une bonne longueur sans faire de bruit et là, nous le voyons très bien que la poignée de la porte bouge… On s'arrête et je la pousse rapidement d'un côté du couloir allongée contre le mur, cachée derrière une poutre. Je me positionne rapidement derrière la poutre suivante, nous séparant de 3 mètres. La poignée est abaisser à fond, la porte s'entrouvre et une main identique à celle dont j'avais sectionné les doigts retiens la porte, laissant apparaître une tête avec un profil méconnaissable mais inspirant tout de même l'être humain défraîchi. Sa tête tourne dans notre direction, je me cache rapidement, il m'a senti, c'est sûr il nous a senti, je l'entends, son pas dans notre direction est lent et précis dans l'appui qu’il lui donne. Il est de plus en plus près, il s'arrête, pourquoi s'est-il arrêté.

- « BLAM !! Scrattch !Bling!Bling!Bling!» -

][ «Rhrhrhark»

Putain, mais c’était quoi ce vacarme, merde, il y en a un autre, je crois bien qu’il vient de défoncer la porte. Il à l’air en rogne contre son congénère.

° « Arkhash »

][ « ARKHASH NARK !! »

Je crois que là nous sommes vraiment perdus, l’autre à l’air super furax.

][ « NARK !! »

On dirai qu’il repartent…

- « BOUUMMMM !!! BLAMBLAM !! Takatakata ! Takatakata!!!» -

Putain de merde mais c'est quoi ce bordel, c’est la guerre ma parole. Les deux créatures sont parties en hurlant, on dirait qu'il y a eu comme une fusillade plus haut dans les étages, comme un guet-apens dans la cage d’escalier, ça voudrait dire qu’il y a sûrement quelqu’un sur le toit.

« Violetta !? c’est fini, ils sont repartis. Donne-moi tes mains, nous devons continuer »

() « J’ai cru que nous allions mourir ici. J’étais terrifié en entendant chacun de ses pas qui se rapprochaient de moi. Vite Julio, sortons d’ici ! »

lundi 22 octobre 2012

LE VENT DES ÂMES (3/12)

Je suis épuisé par cet affrontement, je m'épuise vite parce-ce que je suis asthmatique et je prends beaucoup de temps à reprendre mon souffle, mais ce n'est pas le moment de se plaindre, quelque chose me dit que ce qu'il se passe dehors est beaucoup plus grave que mon simple handicap.

- « Alerte aux person-ggrrrrzz, ceci n'est pas un grrrzzz-xercice ! L'évacuation de l’hop-grrzz-tale est imminente » -

Une annonce interne, étrange que nous ne l'entendions que maintenant… Il y a effectivement un foutu problème.

- « Veuillez pr-ggrrrzz-dre les sorties de sec-ggrrzz-rs dans le ca-ggrrrzz-lme ! » -

Et bah tu m'étonne que tous les problèmes ont dû être résolus si tout le monde a pris ces sorties.

> « Violetta ?! Violetta !! Ressaisi-toi bon sang !! »

() « Laisse-moi ici Julio, la mort est derrière ces portes »

> « Justement nous allons chercher un autre moyen de sortir d'ici sans prendre de risques. Tiens-toi bien on remonte la pente, le but est de pouvoir accéder au toit, je ne sais pas encore comment, mais peut-être que des gens s'y sont réfugiés et… »

() « Et qu'ils ont eux aussi été tués par ses sauvages. Regarde Julio, les doigts de cette créature ou je ne sais quoi, ne sont pas en bonne santé, tu ne peux pas dire le contraire. Ils nous attendent là-haut »

> « Je prends le risque, nous ne pouvons pas rester ici. Ils finiront par entrer et se disputeront nos membres. Je crois bien qu'encore une fois je vais être obligé de te laisser seul. Tu t'enfermeras à double tour dans une pièce en m'attendant »

() « J'en ai marre Julio, j'ai l'impression qu'il n'y a plus d'issue, trouvons plutôt s'il y a de quoi survivre et restons ici en attendant les secours »

> « Il n'y aura pas de secours Violetta, cette ville a été abandonnée, nous avons été abandonnés ici parmi je ne sais quelles créatures. Si nous trouvons quelqu'un cela signifiera que d'autres ont survécu. Allons-y, ne nous posons pas trop de questions ! »

Elle ne dit rien, je pense que l'épuisement a pris le dessus. Je saisis les poignées de son fauteuil roulant et commence à le pousser.

> « Surtout ne dit plus rien de pessimiste »

Nous voici pratiquement à mi-chemin, je m'épuise vite, je suis obligé de m'arrêter pour reprendre mon souffle. Je bloque rapidement le fauteuil avec le frein et me met en tailleur en attendant que ça se passe. Mais quelle est cette folie, je ne dois pas craquer devant Violetta ou nous sommes perdus.

C'est suffisant, je me suis assez ressourcé. Je me relève difficilement, ré-enpoigne le fauteuil, débloque le frein et c'est reparti pour « La côte de l’espoir », ahhh quel humour Julio…
Allez ! Encore un effort, nous sommes presque en haut, Cinq longs mètres… Quatre… Trois… Deux et voilà ; Oh bon sang ! je suis à bout de souffle et épris d'un mal-être, merde…

() « Julio ?! Est-ce que ça va ? JULIO !! !je ne te vois pas !»
Violetta saisit le frein sans tarder, releva les reposes pied avec les mains, se souleva en appuyant ses mains sur les accoudoirs, puis elle décala son fessier sur le côté gauche et se pencha sur l'accoudoir de droite pour observer ce qui était arrivé à Julio. Quand ses yeux se sont portés sur lui, une immense solitude commence à envahir Violetta.

() « JULIO !! Réveille-toi Julio, ne me laisse pas seule. Bon sang, pourquoi ça n'arrive qu'à moi ces trucs-là», aller Violetta fait un effort, on se laisse tomber par terre et on rampe, tu vas tout de même pas te laisser faire par tes jambes à moitié morte, hein !! ALLER VIOLETTA !! Arrgh quelle douleur de merde… Putain de destin de merde, fais chier toute cette merde. C’est bon… C'est rien Violetta, tu peux y arriver, il n'est pas loin, après tout ce qu'il a fait pour toi c'est le minimum que tu puisses faire pour lui, un peu de courage, j'y suis presque »

La main bien haute avec les doigts bien tendus, Violetta laissa s'abattre sur le visage du Julio la force qu'on lui avait enlevée de ses jambes.

> « QUOI !? qu’est-ce, mais tu es folle ou quoi, t'as failli me décrocher la mâchoire, qu'est-ce qui m'est arrivé »

() « Tu avais décroché de ce monde en me laissant toute seule »

> « Eh bien ?! Tu ne t'es pas laissé abattre… »

- « BLAM ! BLAM ! BLAM ! BLAM ! Rrrrrarrrgh BLAM ! » -

() « C’est eux Julio, ils vont entrer c'est sûr »

> « Cette fois je crois que tu as bien raison, il va falloir faire vite, essayons quand même les ascenseurs. Je reste convaincu que le toit est le meilleur endroit stratégique »

() « D'accord Julio, vu le résultat en passant par le RDC, il vaut peut-être mieux grimper »

Heureusement, les ascenseurs menant aux étages supérieurs étaient en état de fonctionnement. Celui que l'on a pris fait un boucan qui va de toute évidence alertée ces individus sur notre position actuelle. Pendant la montée, un fracas de taule vint nous prévenir que la porte en métal du RDC venait d'être fracturée et de voler en éclats. Nous voici à présent prisonnier dans cet ascenseur grimpant les étages. Je n'en avais pas remarqué le nombre en arrivant ici, 30 étages. Violetta avait déjà validé le dernier, nous partons confiants en direction du toit.

lundi 15 octobre 2012

LE VENT DES ÂMES (2/12)

La rampe qui a priori mène aux étages du dessous semble interminable et plus nous descendons plus une moiteur se fait sentir.
Je regarde succinctement le visage de Violetta qui s'étire entre l'inquiétude et l'impatience. L'inquiétude de ce que nous allons trouver au rez-de-chaussée et l'impatience d'y arriver et de trouver quelqu'un.

> « Regarde Violetta !! On dirait bien une sortie de secours non ? »

() « Oui c'est bien une sortie, dépêchons-nous le jour est encore là ! »

J'accélère et au même moment, un grognement se fait entendre, celui-ci venait de l'extérieur. Nous n'avions plus envie de sortir aussi rapidement.

() « Qu'est-ce que ça peut être Julio ? on se croirait dans un mauvais film de Zombies. J'ai peur Julio de ce que l'on va trouver dehors »

> « Regarde-moi que Violetta, quelles sont nos chances pour que ce que nous trouverons soit le pire cauchemar de notre vie… Une chance sur deux d'être les survivants d'une épidémie et d'être traqué comme des cobayes »

() « Mais ça fait une demi-heure que nous errons, et pas la moindre vie, même pas le moindre mort »

> « Je te laisse ici le temps que j'aille observer ce qui se passe à l'extérieur. Tu ne risques rien ici »

() « Ne fait pas ça Julio, ne me laisse pas seule !! »

> « Non Violetta je dois y aller seul ! »

() « Fais pas l'idiot et revient moins vite ! »

> « Ne t'inquiète pas, j'observerai aux alentours et je reviendrai te chercher »

() « J'ai peur Julio et ce grognement ne me dit rien qui vaille. Va ! si tu me promets de revenir !? »

> « Je te le promets Violetta, je nous sortirais de là ne t'inquiète pas. Maintenant, écoute-moi bien, je veux qu'en aucun cas tu essaies de sortir d'ici, je ne sais pas combien de temps cela va me prendre et ce que je vais trouver dehors, mais une chose est sûre, c'est que je reviendrai »

Je m'approche de Violetta et lui dépose un baiser sur le front. La sortie est une double porte avec inscrit au-dessus « issues de secours » avec une barre d'ouverture, j'appuie sur la barre doucement et là, le grognement de tout à l'heure retenti une deuxième fois, je relâche la barre. Je recule et regarde autour de moi en espérant trouver un objet qui fasse office d'armes… Comme par bonheur, une hache d'incendie se présenta à moi sur le mur. Violetta angoissait à en transpirer de tout son corps. Je brise la vitre du caisson où elle est entreposée et la saisie.

Nous voici de nouveau devant cette porte, je saisis la barre et commence à appuyer dessus doucement. Cette fois avec une arme à la main j'ai une chance de me défendre. Le grognement se fait entendre, je pousse un peu plus la barre, je suis à la limite d'actionner l'ouverture. Le grognement est de plus en plus oppressant, comme si quelqu'un ou quelque chose attendait impatiemment que j'actionne pour sûrement pénétrer dans l'hôpital ou tout simplement nous faire du mal… J'hésite un moment et me décide enfin, et au moment précis où un léger entrebâillement fut opportun, une main passa et saisit la porte ; D'une force que je ne soupçonnais pas en moi, je reprit de force la barre et la tira de toutes mes forces vers moi, la main de l'individu se retrouva coincée et par instinct primaire mon bras gauche souleva la hache et seule, ma main accomplit son devoir. Le tranchant de la hache s’abattit sur ses doigts, en les coupants instantanément en finissant leur course au sol en rebondissant. J'ai pu à ce moment précis refermé violemment la porte et re-sécurisé l'endroit.
Un cri strident retentissait à l'extérieur, ce qui par conséquent ameuta d'autres cris.
Je me retourna vers Violetta dans l'espoir qu'elle me dise de rester là en me suggérant une autre solution, mais rien ne sortie de sa bouche, elle était tétanisée par ce qu'elle venait de voir.
Il fallait de toute évidence trouver un autre accès.

samedi 6 octobre 2012

LE VENT DES ÂMES (1/12)

Je suis prêts à partir, j'ai pris mon sac à dos rempli de bonbons, fermer les volets, verrouillé à double tour la porte d'entrée et saluée de la main gauche mon unique ami « Rapide », un oiseau-mouche acquis chez ses comptes soigner une aile cassée, et depuis il ne me quitte plus.
Mais nous restons très indépendant, il n'a jamais voulu entrer chez moi et je n'ai jamais perturbé le quotidien de son nid. « Rapide » est père de famille et pas moi, pour la seule et simple raison que je n'ai jamais rencontré d’âme ayant compris pour qui nous existions.
Je me présente, Julio, Julio EULTAR. J'ai beaucoup voyagé et ceci est ma dernière destination.

() « Où sommes-nous Julio, je ne reconnais rien sur cette photo ? »

> « Tu ne te rappelles pas, c'est pourtant un endroit qui devrait éveiller des souvenirs… »

() « Pourquoi ? nous nous serions connus ici ? »

> « Non, mais c'est ici que je vais demander ta main »

() « C'est vrai ?! C'est joli, cela a dû être un grand moment »

> « Il y a deux ans de ça exactement »

() « Et qu'est-ce que j'ai répondu dis moi, qu'est-ce que je t'ai dit ?! »

« Regarde les doigts de la main gauche »

() « J'ai dit oui... Je suis désolé Julio je ne le fais pas exprès. Je crois en ta bonne foi et je te promets de ne jamais baisser les bras. Le Dr ZIGGER dit que je fais beaucoup de progrès avec mes jambes »

« Je sais Violetta et je suis très fier de toi. Ce que je regrette c’est qu’ils n'aient pas retrouvé celui qui t'a fauché… »

() « Merci de me le rappeler, vraiment quel tact. Tu ferais mieux d'aller voir si une infirmière est disponible, j'ai besoin d'aller aux toilettes ! »

« C'est mon ! J'y vais ! »

Quel idiot je suis, j'ai failli à perdre il y a deux mois de ça, je viens à peine de la retrouver et la seule chose dont je ne dois pas lui rappeler je lui ré-inflige. Bon sang, où sont ses infirmières.

« Infirmières !! »

Personne ne répond, où sont les autres malades, les chambres sont vides. Il doit y avoir un problème à cet étage de l'hôpital. Je dois d'abord prévenir  Violetta de la situation.

« Violetta ! Violetta ? »

Elle n'est plus dans son lit. Je dois retourner dans le couloir.

« Violetta ! »

() « Quoi ?!! Je ne peux pas être tranquille, qu'est-ce que tu veux Julio ? »

« Violetta ! Violetta ! Je t'entends à peine, où es-tu ? »

() « Eh bien il a fallu que je me débrouille seul pour aller aux toilettes »

« Violetta , tu m'as fait une de ces peurs. Il y a un problème à cet étage, il semblerait qu'il n'y est plus personne, malades et personnels »

() « >Comment ça il n'y a personne ?! »

« Ne t'inquiète pas, c'était pour te prévenir que j’allais vérifier à l'étage en dessous et que ça allait prendre un peu de temps. Reste là je reviens de suite »

() « Non Julio, cette fois je viens avec toi, attends je sors. Voilà, ça va mieux… Tu sais Julio, je ne me rappelle pas de tout, mais je sais une chose… C’est que je ne dois jamais te quitter »

« Très bien Violetta, donne-moi ton bras. On n'est pas très loin du fauteuil roulant, encore un effort. Voilà, ok, un bisou sur le front pour le mérite et on est parti »

() « Tu disais vrai, il n'y a personne dans cet hôpital. Mais qu'est ce qui s'est passé ici ? d'autant plus que rien n'est en désordre, on aurait pu croire à une prise d'otages, ou peut-être ont-ils fermé le service et qu’ils nous ont oublié ici, nous sommes peut-être tous les deux contaminés et en quarantaine… »

« N'est pas d'inquiétude Violetta, nous allons descendre et regarder aux étages inférieurs, nous finirons bien par trouver quelqu'un »

Plus nous avancions dans le couloir et plus nous constations qu'aucun signe de vie n'était apparent. Les seules choses qui étaient remarquables en plus de l'ordre, c'était un énorme symbole fait à l'aérosol sur les murs des chambres hospitalières. Clairement c'était le symbole de l'anté-anarchie. Les ascenseurs menant aux étages inférieurs ne fonctionnaient pas évidemment. Comment descendre ?
L'escalier avec Violetta qui pouvait à peine marcher et pas question de tenter de descendre avec le fauteuil. Nous cherchons longtemps, et par chance nous trouvons une longue rampe qui donne l'impression de descendre jusqu'au rez-de-chaussée, nous la prenons. Nous sommes inquiets mais rien ne nous indique de ce qui se passe ici, nous commençons à descendre.