22ème étage, nous nous rapprochons du but.
-
« BRAM ! iiiiii…Chlunk ! Chlunk ! » -
Putain de merde !! Pourquoi s'est-il arrêté comme ça,
s’t’ascensseur de merde.
> « Tu n’a rien Violetta ? rien de
casser ? »
() « ça peut aller Julio. Appuis vite sur le
30 »
> « Y’a rien de rien, ce foutu matos ne veut
plus rien savoir. J'ai bien impression que les freins de sécurité se sont
enclenchés et qu’il n'ira pas plus loin. Il faut sortir d'ici »
() « Fait vite, je les entends, leurs grognements
inondent la cage d'escalier »
> « C'est ce que je fais figure toi, je cherche
une solution »
Ok, procédons par élimination, par la trappe d'accès de la
cage de l'ascenseur, même pas en rêve. Deuxième option, écarter les deux portes
avec un pied de biche, pas de pied de biche, à moins que…
> « Violetta !? je vais devoir démonter
ton fauteuil. Il va falloir que je te dépose à terre »
() « Ok, mais comment allons-nous faire sans
fauteuil par la suite ?! »
> « Nous trouverons un autre moyen, pour le
moment nous devons nous dégager d'ici. Allons-y doucement Violetta, mets tes
bras autour de mon cou, voilà, et hop ! pffff… Attention à l'atterrissage…
Terminé »
() « J’espère que tu sais ce que tu fais, de toute
façon nous sommes condamnés »
> « Tu voudrais que je peux rassure mais je
n'ai pas de temps à consacrer aux principes, alors laisse-moi faire et évite de
me rabaisser »
() « Désolé Julio, mais c'est que je n'en peux
plus, je suis morte de fatigue et… »
> « Stop !! Laisse-moi réfléchir ou ce
n'est pas de fatigue que tu mourras mais des blessures que t’aurons infligés
ceux qui te poursuivent »
Le fauteuil… Bon ! Voyons voir ce que je peux récupérer
dessus qui ferait office de levier. Tient ! Cette barre devrait faire
l'affaire en plus de ça les écrous sont faciles à desserrer. Encore un petit
effort… Et voilà, plus rien ne la fixe. En tirant un peu dessus ça devrait
faire l'affaire… Et voilà, vite, j'immisce la barre entre les deux portes et
avec pas mal de force j'écarte ; la barre résiste mais commence légèrement
à se plier. Bon sang ! Les hurlements sont de plus en plus proches, je
dois impérativement débloquer ces deux… Maudites… Portes… De ce foutu…
Monte-charge… Et voilà, efficace, et maintenant deux mains pour tirer une
porte, un pied à terre pour l'appui et enfin un pied contre l'autre porte pour
la pousser, aller Julio donne tout ce que tu as… Bon sang ! c’est qu’elle
est résistante…mmmmh…pffff…Ça y est, j'ai réussi.
> « Violetta ! Il est temps de
continuer… »
() « Non Julio, maintenant que je suis sans fauteuil
je deviens un trop lourd fardeau »
> « T’inquiète pas, j'ai une issue de secours,
il faut rejoindre l’autre l'ascenseur qui n'est qu'à quelques mètres, je le
vois d'ici, le couloir est désert et on ferait mieux d'activer avant de se
retrouver nez à nez avec nos poursuivants »
() « Et comment tu vas t'y prendre ? »
> « Bah… Je vais simplement te traîner jusqu'à lui
et ensuite on embarque, en espérant qu'il fonctionne… »
() « Et s'il ne fonctionne pas, que
ferons-nous !? »
> « Je n'y ai pas encore pensé, pour
l'instant que je te mets dos face à moi, donne-moi tes mains. Attention au
démarrage… Et c'est parti…OH BON SANG !!! C'est pas
possible !? »
() « QU’EST CE QU’IL SE PASSE
JULIO ?? »
> « On est dans une merde pas possible, on va
jamais sans sortir Violetta ! »
() « Tu vois je te l'avais dit et… »
> « Sauf si !! Sauf si d'autres survivants
ont laissé des indications, comme ce fameux symbole anti-anarchique et une
flèche à côté indiquant sûrement le chemin à suivre. Vient Violetta, c'est le
moment ou jamais de s'enfuir, prend mes mains et accroche-toi bien ma
belle »
À l'instant précis où j'ai pris les mains de Violetta,
l'alarme de l'ascenseur se déclencha, je tire Violetta de toutes mes forces
hors de l'ascenseur, les portes se referment violemment juste après que ses
pieds en soient sortis et repart de lui-même vers le haut. Je continue à traîner
Violetta dans le couloir dans la direction indiquée par le symbole, et nous
voici passant devant la porte donnant accès à la cage d'escalier ; on les entend…
Ils sont très proches, je tire encore plus fort sur les bras de Violetta et la
traîne en continu sur une bonne longueur sans faire de bruit et là, nous le
voyons très bien que la poignée de la porte bouge… On s'arrête et je la pousse
rapidement d'un côté du couloir allongée contre le mur, cachée derrière une
poutre. Je me positionne rapidement derrière la poutre suivante, nous séparant
de 3 mètres. La poignée est abaisser à fond, la porte s'entrouvre et une main
identique à celle dont j'avais sectionné les doigts retiens la porte, laissant
apparaître une tête avec un profil méconnaissable mais inspirant tout de même
l'être humain défraîchi. Sa tête tourne dans notre direction, je me cache
rapidement, il m'a senti, c'est sûr il nous a senti, je l'entends, son pas dans
notre direction est lent et précis dans l'appui qu’il lui donne. Il est de plus
en plus près, il s'arrête, pourquoi s'est-il arrêté.
-
« BLAM !! Scrattch !Bling!Bling!Bling!» -
][ «Rhrhrhark»
Putain, mais c’était quoi ce vacarme, merde, il y en a un
autre, je crois bien qu’il vient de défoncer la porte. Il à l’air en rogne
contre son congénère.
° « Arkhash »
][ « ARKHASH NARK !! »
Je crois que là nous sommes vraiment perdus, l’autre à l’air
super furax.
][ « NARK !! »
On dirai qu’il repartent…
-
« BOUUMMMM !!! BLAMBLAM !! Takatakata ! Takatakata!!!» -
Putain de merde mais c'est quoi ce bordel, c’est la guerre
ma parole. Les deux créatures sont parties en hurlant, on dirait qu'il y a eu
comme une fusillade plus haut dans les étages, comme un guet-apens dans la cage
d’escalier, ça voudrait dire qu’il y a sûrement quelqu’un sur le toit.
> « Violetta !? c’est fini, ils sont
repartis. Donne-moi tes mains, nous devons continuer »
() « J’ai cru que nous allions mourir ici. J’étais
terrifié en entendant chacun de ses pas qui se rapprochaient de moi. Vite
Julio, sortons d’ici ! »
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