mardi 4 mars 2014

LA FILOFUSÉE (1/1)


> « Dis-moi papa ! Comment s’appelle ce rond jaune qui brille dans le ciel ? ».

[] « C’est une chose précieuse mon fils… comme toi ».

> « Oui mais il nous sert à quoi papa ? ».

[] « Et bien en fait c’est de l’or en fusion, celui qui l’attrape sera riche jusqu’à la fin de ses jours ».

> « ça veut dire que si tu l’attrapes on pourra manger tous les jours, c’est ça papa ? ».

[] « Et bien…oui, c’est possible que nous puissions subvenir à nos besoins…mais c’est chose impossible mon fils…seuls les riches pourraient avoir un engin qui les emmèneraient là haut et des machines leur permettant d’extraire le métal en fusion ».

> « On a qu’à en construire une nous même papa ! ».

[] « ça me plairai bien d’en fabriquer une avec toi mon fils. Mais c’est chose impossible tu le comprends bien, elle ne pourra jamais voler, nous n’aurons jamais le matériel nécessaire, non seulement pour y aller mais en plus pour récupérer le liquide ».

> « Mais si papa ! Tu verras ! Aides moi à la construire s’il te plait, même si on n’a pas les réacteurs elle volera aussi loin que tu l’imagine ».

[] « Oui ! C’est-à-dire pas plus loin que là où elle sera posée lors de sa construction ».

Les jours passèrent, mais pas suffisamment pour qu’une année soit écoulée ; Que Filobère de ces 1m30, une nuit où Père et Mère dans leur sommeil rêvaient du nouveau canapé qu’ils allaient acheter. Se faufila jusqu’au garage où les outils de papa reluisaient grâce à l’éclat de la lune. Il gratta un moment son crâne rasé de son index, tout en observant la voiture familiale bien au chaud entre ces quatre murs.

Petit génie en herbe, même si sa crête laisse à penser qu’il est un délinquant, il se frottait les mains de ce qu’il allait entreprendre. Filobère fila droit sur les outils de son père. Prit clés et tournevis, marteau et vis, dix clous et ciseaux. Quand tout ceci fut étalé, au sol ces outils alignés, Filobère eu un moment de compassion pour celle, qu’il allait taillader en dentelle. Mais ce moment de doute, se transforma par une mise en bouche. De nouveau il se gratta la tête, fixant virtuellement une à une les parties prêtes.

Quand le schéma, dans sa tête se dessina, il commença de plein gré, l’œuvre qu’il avait projeté.
Découpant les ailes, capot et portières, Filobère se rendit comptes, que la voiture de son père sombrait dans un désossement, frénétiquement mécanique,
Et qu’il songeait précocement, à l’esthétique emblématique.
Si sa fusée voit le jour, les gens diront autour,
Regardez, c’est la Filofusée de Filobère l’inventeur, 
L’enfant né, de parents exploités,
Regardez comme il a grandit, de sa maladie il s’en est sortit.
D’entrer chez les gens, la nuit venue,
D’occuper les lieux, où habitent des étrangers,
De les obliger à se soumettre, aux règles de séquestrations,
Et de concevoir la nuit même, où il oblige,
Le mâle de cette famille, à l’appeler fils,
Des fusées factices, qui ne décolleront jamais.

Mais cette nuit, fut la dernière,
Car le mal infligé, au mâle par son tortionnaire,
Fut insuffisant et frappa son bourreau par derrière,
Fracassant le crâne, de cette insignifiante créature,
Lui infligeant, à cette raclure,
Des séquelles, dont il ne se remettra jamais.
Mais un mal pour un bien, ce mâle victime de cette infamie,
Décida quelques mois plus tard, de finir en la mémoire d’un attardé,
L’engin entamé, dans son garage entreposé,
Et d’y écrire sur la carcasse, en toutes lettres, « FILOFUSÉE »