samedi 6 octobre 2012

LE VENT DES ÂMES (1/12)

Je suis prêts à partir, j'ai pris mon sac à dos rempli de bonbons, fermer les volets, verrouillé à double tour la porte d'entrée et saluée de la main gauche mon unique ami « Rapide », un oiseau-mouche acquis chez ses comptes soigner une aile cassée, et depuis il ne me quitte plus.
Mais nous restons très indépendant, il n'a jamais voulu entrer chez moi et je n'ai jamais perturbé le quotidien de son nid. « Rapide » est père de famille et pas moi, pour la seule et simple raison que je n'ai jamais rencontré d’âme ayant compris pour qui nous existions.
Je me présente, Julio, Julio EULTAR. J'ai beaucoup voyagé et ceci est ma dernière destination.

() « Où sommes-nous Julio, je ne reconnais rien sur cette photo ? »

> « Tu ne te rappelles pas, c'est pourtant un endroit qui devrait éveiller des souvenirs… »

() « Pourquoi ? nous nous serions connus ici ? »

> « Non, mais c'est ici que je vais demander ta main »

() « C'est vrai ?! C'est joli, cela a dû être un grand moment »

> « Il y a deux ans de ça exactement »

() « Et qu'est-ce que j'ai répondu dis moi, qu'est-ce que je t'ai dit ?! »

« Regarde les doigts de la main gauche »

() « J'ai dit oui... Je suis désolé Julio je ne le fais pas exprès. Je crois en ta bonne foi et je te promets de ne jamais baisser les bras. Le Dr ZIGGER dit que je fais beaucoup de progrès avec mes jambes »

« Je sais Violetta et je suis très fier de toi. Ce que je regrette c’est qu’ils n'aient pas retrouvé celui qui t'a fauché… »

() « Merci de me le rappeler, vraiment quel tact. Tu ferais mieux d'aller voir si une infirmière est disponible, j'ai besoin d'aller aux toilettes ! »

« C'est mon ! J'y vais ! »

Quel idiot je suis, j'ai failli à perdre il y a deux mois de ça, je viens à peine de la retrouver et la seule chose dont je ne dois pas lui rappeler je lui ré-inflige. Bon sang, où sont ses infirmières.

« Infirmières !! »

Personne ne répond, où sont les autres malades, les chambres sont vides. Il doit y avoir un problème à cet étage de l'hôpital. Je dois d'abord prévenir  Violetta de la situation.

« Violetta ! Violetta ? »

Elle n'est plus dans son lit. Je dois retourner dans le couloir.

« Violetta ! »

() « Quoi ?!! Je ne peux pas être tranquille, qu'est-ce que tu veux Julio ? »

« Violetta ! Violetta ! Je t'entends à peine, où es-tu ? »

() « Eh bien il a fallu que je me débrouille seul pour aller aux toilettes »

« Violetta , tu m'as fait une de ces peurs. Il y a un problème à cet étage, il semblerait qu'il n'y est plus personne, malades et personnels »

() « >Comment ça il n'y a personne ?! »

« Ne t'inquiète pas, c'était pour te prévenir que j’allais vérifier à l'étage en dessous et que ça allait prendre un peu de temps. Reste là je reviens de suite »

() « Non Julio, cette fois je viens avec toi, attends je sors. Voilà, ça va mieux… Tu sais Julio, je ne me rappelle pas de tout, mais je sais une chose… C’est que je ne dois jamais te quitter »

« Très bien Violetta, donne-moi ton bras. On n'est pas très loin du fauteuil roulant, encore un effort. Voilà, ok, un bisou sur le front pour le mérite et on est parti »

() « Tu disais vrai, il n'y a personne dans cet hôpital. Mais qu'est ce qui s'est passé ici ? d'autant plus que rien n'est en désordre, on aurait pu croire à une prise d'otages, ou peut-être ont-ils fermé le service et qu’ils nous ont oublié ici, nous sommes peut-être tous les deux contaminés et en quarantaine… »

« N'est pas d'inquiétude Violetta, nous allons descendre et regarder aux étages inférieurs, nous finirons bien par trouver quelqu'un »

Plus nous avancions dans le couloir et plus nous constations qu'aucun signe de vie n'était apparent. Les seules choses qui étaient remarquables en plus de l'ordre, c'était un énorme symbole fait à l'aérosol sur les murs des chambres hospitalières. Clairement c'était le symbole de l'anté-anarchie. Les ascenseurs menant aux étages inférieurs ne fonctionnaient pas évidemment. Comment descendre ?
L'escalier avec Violetta qui pouvait à peine marcher et pas question de tenter de descendre avec le fauteuil. Nous cherchons longtemps, et par chance nous trouvons une longue rampe qui donne l'impression de descendre jusqu'au rez-de-chaussée, nous la prenons. Nous sommes inquiets mais rien ne nous indique de ce qui se passe ici, nous commençons à descendre.

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