« Tires sur la chevillette et la bobinette
cherra ! » disait-elle la mère-grand.
Le conte ne raconte pas tout sur le principe fondamental du
déguisement. Qui nous dit que ce ne serai pas justement la grand mère qui s’est
déguisée en loup…parce qu’en fait c’était une foutue cannibale et qu’en ces
temps la famine devait sévir…
Un tour à gauche dans le barillet, inclinaison de la poignée
à 90 degrés vers la gauche, pas encore…elle a été fermée à double tour, même
opération. La porte s’entrebâille, Stender
serre si fort la poignée, que des douleurs li surviennent à la main, il relâche
un peu et la secoue vigoureusement quelques secondes. Il pose le bout de ses
doigts sur la porte et très rapidement il se retourne de peur d’être prit en
traître, mais pas de quoi fouetter un chat qui est justement entrain de se
diriger vers lui…pas normalement, titubant légèrement et grognent
chroniquement.
-O-
« P’tain ! C’est pas l’moment bordel. Qu’est c’tu fout là sale greffier.
J’ai comme l’impression que c’matou sénile va me faire repérer…mais…mais il
t’manques un morceau le chat ! »
Rampant d’espoir,
vers un but précis,
Trainant son corps,
à moitié rétrécis,
Viande fraiche,
devant lui s’agite,
Sans stress, d’un
élan s’agrippe.
D’un sursaut, Stender secoue sa jambe,
Le sot, il
mordillait le pantalon,
Stender serra le
cou, du greffier mal attentionné,
Trop fort à son
gout, s’écrasa dans sa main en purée.
Le corps se
détacha, de sa tête à son pantalon accrochée,
Stender la
saisie, tira et la décrocha,
Suivi de
filaments, les crocs enfoncés se détachèrent de la tête.
-O- « Putain
de bol pas possible ! c’putain d’greffier était contaminé ! Il
voulait m’bouffer, heureusement que l’épaisseur de mon falzar m’a sauvé la
mise, ça n’a pas traversé » se dit-il en soulevant le bas de son pantalon
en observant l’état de son tibia.
-O- « Rien !
je commence à croire qu’il y a un bon dieu finalement…enfin…ne nous précipitons
pas…rien n’est encore terminé. Pas l’air d’avoir trop de bruits à
l’intérieur…j’vais m’avancer… » se dit Stender en poussant la porte délicatement.
Celle-ci grinça peu à la première poussée, mais par malheur
quand elle eue atteinte un certain angle, celle-ci grinça fortement et fit
raisonner la pièce…une spasme de l’épaule envahie les silhouettes…la porte
allait continuer sa course mais Stender
la freina aussitôt…le grognement s’est intensifié…Stender n’avait encore aucun visu sur les silhouettes, il pouvait à
peine passer sa tête, ce qu’il fit d’ailleurs en retenant fermement la
porte…bientôt il dépassait l’oreille et d’un œil pouvait déjà observer la
moitié de la pièce dans sa longueur, mais toujours pas l’autre moitié où se
trouvaient les mystérieuses silhouettes.
-O- « Merde
j’vois quedal ! » marmonna Stender
en retirant sa tête rapidement.
Seulement…le temps n’était plus aux essais, car autour
rôdaient, des mordeurs pas frais. Stender
comprit l’astuce de survie, se réfugier et se barricader. Il dégaina le
revolver de sa ceinture de pantalon en la pointant vers le sol, poussa d’un
coup sec la porte. Premières impressions, premières sensations, une hache,
entreposée là, contre le dossier d’une rocking-chair placée au milieu de la
pièce…sur la gauche, comme auparavant, dans le fond de cette pièce, les deux
silhouettes se balançant et grognant plus intensément encore.
-O- « Pas de
bruits, surtout pas de tires, cette hache est une bénédiction »
Un premier pas vers la décapiteuse semblait lui lancer un
appel ; mais celui-ci fit grincer le planché…rien…juste un spasme de la
main des silhouettes survint. Stender
se retourna encore, jetant un coup d’œil au dehors de peur qu’il soit attaqué
par derrière…mais rien à l’horizon…retour eu devant de scène où les acteurs
sont toujours en place.
Deuxième pas…légèrement moins grinçant mais toujours aussi
crispant…ils grognent plus fort à chaque pas posé, spasmes de la tête d’lève
appliqué, saisi la poignée pour la refermer consciencieusement derrière lui. Eu
t-il à peine lâché la poignée, que par mégarde d’un coup de coude improvisé, il
cogna sur le buffet une vieille lampe à pétrole éteinte, qu’il fit basculer à
ses frais, car sa destination fut atteinte, dans un fracas le plus complet.
-O-
« Mmmmerdeeee » exprima Stender
en se retenant d’hurler en serrant les dents.
Il n’avait pas tort de serrer aussi fort, car d’un pas mort,
rappant le sol et tassant la poussière, l’une des deux silhouette dans un
effort de cadavre mortuaire, pivota maladroitement en direction de Stender.
La marche à suivre était toute tracée, dehors c’était
encombré de mordeurs attirés, dedans piégé par deux mordeurs… Stender introduisit rapidement la clé
une nouvelle fois dans la serrure de la porte, mais cette fois-ci pour s’enfermer
à huis clos avec ses hôtes.
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