mercredi 18 octobre 2017

L'ODEUR DU SANG (23/30)

« Tires sur la chevillette et la bobinette cherra ! » disait-elle la mère-grand.

Le conte ne raconte pas tout sur le principe fondamental du déguisement. Qui nous dit que ce ne serai pas justement la grand mère qui s’est déguisée en loup…parce qu’en fait c’était une foutue cannibale et qu’en ces temps la famine devait sévir…
Un tour à gauche dans le barillet, inclinaison de la poignée à 90 degrés vers la gauche, pas encore…elle a été fermée à double tour, même opération. La porte s’entrebâille, Stender serre si fort la poignée, que des douleurs li surviennent à la main, il relâche un peu et la secoue vigoureusement quelques secondes. Il pose le bout de ses doigts sur la porte et très rapidement il se retourne de peur d’être prit en traître, mais pas de quoi fouetter un chat qui est justement entrain de se diriger vers lui…pas normalement, titubant légèrement et grognent chroniquement.

-O- « P’tain ! C’est pas l’moment bordel. Qu’est c’tu fout là sale greffier. J’ai comme l’impression que c’matou sénile va me faire repérer…mais…mais il t’manques un morceau le chat ! »

Rampant d’espoir, vers un but précis,
Trainant son corps, à moitié rétrécis,
Viande fraiche, devant lui s’agite,
Sans stress, d’un élan s’agrippe.

D’un sursaut, Stender secoue sa jambe,
Le sot, il mordillait le pantalon,
Stender serra le cou, du greffier mal attentionné,
Trop fort à son gout, s’écrasa dans sa main en purée.

Le corps se détacha, de sa tête à son pantalon accrochée,
Stender la saisie, tira et la décrocha,
Suivi de filaments, les crocs enfoncés se détachèrent de la tête.

-O- « Putain de bol pas possible ! c’putain d’greffier était contaminé ! Il voulait m’bouffer, heureusement que l’épaisseur de mon falzar m’a sauvé la mise, ça n’a pas traversé » se dit-il en soulevant le bas de son pantalon en observant l’état de son tibia.

-O- « Rien ! je commence à croire qu’il y a un bon dieu finalement…enfin…ne nous précipitons pas…rien n’est encore terminé. Pas l’air d’avoir trop de bruits à l’intérieur…j’vais m’avancer… » se dit Stender en poussant la porte délicatement.

Celle-ci grinça peu à la première poussée, mais par malheur quand elle eue atteinte un certain angle, celle-ci grinça fortement et fit raisonner la pièce…une spasme de l’épaule envahie les silhouettes…la porte allait continuer sa course mais Stender la freina aussitôt…le grognement s’est intensifié…Stender n’avait encore aucun visu sur les silhouettes, il pouvait à peine passer sa tête, ce qu’il fit d’ailleurs en retenant fermement la porte…bientôt il dépassait l’oreille et d’un œil pouvait déjà observer la moitié de la pièce dans sa longueur, mais toujours pas l’autre moitié où se trouvaient les mystérieuses silhouettes.

-O- « Merde j’vois quedal ! » marmonna Stender en retirant sa tête rapidement.

Seulement…le temps n’était plus aux essais, car autour rôdaient, des mordeurs pas frais. Stender comprit l’astuce de survie, se réfugier et se barricader. Il dégaina le revolver de sa ceinture de pantalon en la pointant vers le sol, poussa d’un coup sec la porte. Premières impressions, premières sensations, une hache, entreposée là, contre le dossier d’une rocking-chair placée au milieu de la pièce…sur la gauche, comme auparavant, dans le fond de cette pièce, les deux silhouettes se balançant et grognant plus intensément encore.

-O- « Pas de bruits, surtout pas de tires, cette hache est une bénédiction »

Un premier pas vers la décapiteuse semblait lui lancer un appel ; mais celui-ci fit grincer le planché…rien…juste un spasme de la main des silhouettes survint. Stender se retourna encore, jetant un coup d’œil au dehors de peur qu’il soit attaqué par derrière…mais rien à l’horizon…retour eu devant de scène où les acteurs sont toujours en place.
Deuxième pas…légèrement moins grinçant mais toujours aussi crispant…ils grognent plus fort à chaque pas posé, spasmes de la tête d’lève appliqué, saisi la poignée pour la refermer consciencieusement derrière lui. Eu t-il à peine lâché la poignée, que par mégarde d’un coup de coude improvisé, il cogna sur le buffet une vieille lampe à pétrole éteinte, qu’il fit basculer à ses frais, car sa destination fut atteinte, dans un fracas le plus complet.

-O- « Mmmmerdeeee » exprima Stender en se retenant d’hurler en serrant les dents.

Il n’avait pas tort de serrer aussi fort, car d’un pas mort, rappant le sol et tassant la poussière, l’une des deux silhouette dans un effort de cadavre mortuaire, pivota maladroitement en direction de Stender.


La marche à suivre était toute tracée, dehors c’était encombré de mordeurs attirés, dedans piégé par deux mordeurs… Stender introduisit rapidement la clé une nouvelle fois dans la serrure de la porte, mais cette fois-ci pour s’enfermer à huis clos avec ses hôtes.

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