Et
de un à terre, pas trop difficile à priori. Et de deux qui bascules sans mal,
comme s’ils se laissaient faire. Moins de 12 minutes et pas une de plus. C’est
que cette putain de douleur à l’épaule causé par la balle tiré par l’Officier
Jex est encore très douloureuse, et empêche un abattage rythmé.
Malgré
cet handicap, l’avancée dans cette brousse cancéreuse progresse, mais Stender
n’entend plus l’Officier Jex…
Stender
tente un appel au risque de sa vie.
-O- « JEX !?
OFFICIER JEX !! » Dit Stender intelligiblement
(Ô) « … » prononça intelligiblement l’Officier
Pas de réponses positives, mais
celle-ci n’empêchent pas d’écarter les deux dernières barbaques affalées sur la
porte et écrasées par leurs partenaires de leur poids. La porte était gondolée
et n’était pas loin de céder.
-O- « Officier
Jex ! vous êtes toujours là ?! Déverrouillez la porte, il n’y a plus
de danger. Nous allons sortir d’ici rapidement car le temps est compté.
Officier Jex !? Bodel ! mais vous allez me répondre, nom d’une
merde ! »
(Ô) « mmMMNarre-toi !! »
-O- « Quoi ?!
Marre-toi ? tu veux que je me marre, mais t’es dingue mon gars
sérieusement…pas l’moment d’plaisanter putain ! Ouvrez moi cette putain de
porte maintenant ! »
(Ô) «
MBARRE-TOI !! nnnniargh… »
-O- « Y s’passe quoi
là dedans merde ! Nous n’avons que 11 minutes avant qu’ils ne se
réveillent… »
(Ô) « Nnniarghhmordu,
j’ai niiiiiargh été mordu nnniiiargh…je…souffre horriblem… »
Stender commença à reculer doucement en se disant que ne se sont arrêtez
que ceux dont la transformation était terminée.
-O- « Je…je…dois
m’en aller Officier Jex…je regrette que ça se termine comme ça Offi… »
-
« BLAM !! » -
D’ordinaire, dans une pièce aussi petite, le retentissement de la
percussion aurait été étouffée. Mais la fenêtre à barreaux de cette pièce étant
ouverte, l’écho s’est propagé par delà les bois qui entoure le poste de police.
L’Officier Jex, de son autorité en fit un acte de dévotion, échappant ainsi à
sa transformation et en faisant don de sa carcasse aux mordeurs.
Stender rapidement se dirigea vers une armoire où étaient entreposés des
fusils. Mais les portes étaient cadenassées, il fallait un outil contondant ou
alors…
-O- « Ouai, ce qu’il
me faudrait c’est le flingue du flic…putain c’est pas vrai…faut que j’y
retourne, fait chier merde !! »
Stender était devant la porte, il déblaya du mieux qu’il le pouvait les
barbaques au sol et saisi la poignée de la porte des wc avec beaucoup d’appréhension.
Devant quel spectacle allait-il se confronter, à une décoration des plus contemporaine
qui soit, cervelle étalée sur les murs, corps gisant et revêtant le sol d’un
rouge écarlate.
Il tourne la poignée, commence à entre-ouvrir la porte mais très vite
quelque chose l’empêche d’ouvrir plus. Stender arrive à glisser sa tête par l’entrebâillement
et constata la scène…
-O- « Boooordel…il n’y a pas
été de main morte, y’en a partout »
Il regarda de ce qui restait de la tête en suivant le corps jusqu’en bas,
et constata embarrassé que c’était les pieds de l’Officier qui entravaient à
une ouverture suffisante pour pénétrer à l’intérieur.
- « CLINNnn !! »
- retentit de l’intérieur du sac à dos de Stender.
Stender regarda rapidement à l’intérieur en saisissant la boîte.
-O- « Bordel, plus que 10
minutes, cette foutue boite annonce la minute passée. Tant mieux ça me donnera
l’exactitude du temps qu’il me reste. Désolé Officier…Je doit faire
vite… »
Stender prit du recule et s’élança contre la porte, celle ci fit relever
les deux jambes à la verticale grâce aux pieds qui glissèrent sur les giclures
éparpillées.
- «
CRAAAaaacK » -
-O- « Plus tout jeune
Jex… » Pensa Fortement Stender quand il entendit craquer le bassin de
celui-ci.
Il observa rapidement ce que l’officier portait sur lui saisie une bombe lacrymogène
à sa ceinture puis son revolver lui arracha de la main encore crispée qu’une
paire de menottes qu’il décrocha.
- « CLIIiiinnn »
-
-O- « Bon sang !
9 minutes ! faut que j’me casse d’ici »
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