mercredi 11 octobre 2017

L'ODEUR DU SANG (20/30)

Et de un à terre, pas trop difficile à priori. Et de deux qui bascules sans mal, comme s’ils se laissaient faire. Moins de 12 minutes et pas une de plus. C’est que cette putain de douleur à l’épaule causé par la balle tiré par l’Officier Jex est encore très douloureuse, et empêche un abattage rythmé.
Malgré cet handicap, l’avancée dans cette brousse cancéreuse progresse, mais Stender n’entend plus l’Officier Jex…
Stender tente un appel au risque de sa vie.

-O- « JEX !? OFFICIER JEX !! » Dit Stender intelligiblement

(Ô) « … » prononça intelligiblement l’Officier

Pas de réponses positives, mais celle-ci n’empêchent pas d’écarter les deux dernières barbaques affalées sur la porte et écrasées par leurs partenaires de leur poids. La porte était gondolée et n’était pas loin de céder.

-O- « Officier Jex ! vous êtes toujours là ?! Déverrouillez la porte, il n’y a plus de danger. Nous allons sortir d’ici rapidement car le temps est compté. Officier Jex !? Bodel ! mais vous allez me répondre, nom d’une merde ! »

(Ô) « mmMMNarre-toi !! »

-O- « Quoi ?! Marre-toi ? tu veux que je me marre, mais t’es dingue mon gars sérieusement…pas l’moment d’plaisanter putain ! Ouvrez moi cette putain de porte maintenant ! »

(Ô) «  MBARRE-TOI !! nnnniargh… »

-O- « Y s’passe quoi là dedans merde ! Nous n’avons que 11 minutes avant qu’ils ne se réveillent… »

(Ô) « Nnniarghhmordu, j’ai niiiiiargh été mordu nnniiiargh…je…souffre horriblem… »

Stender commença à reculer doucement en se disant que ne se sont arrêtez que ceux dont la transformation était terminée.

-O- «  Je…je…dois m’en aller Officier Jex…je regrette que ça se termine comme ça Offi… »

- « BLAM !! » -

D’ordinaire, dans une pièce aussi petite, le retentissement de la percussion aurait été étouffée. Mais la fenêtre à barreaux de cette pièce étant ouverte, l’écho s’est propagé par delà les bois qui entoure le poste de police. L’Officier Jex, de son autorité en fit un acte de dévotion, échappant ainsi à sa transformation et en faisant don de sa carcasse aux mordeurs.

Stender rapidement se dirigea vers une armoire où étaient entreposés des fusils. Mais les portes étaient cadenassées, il fallait un outil contondant ou alors…

-O- «  Ouai, ce qu’il me faudrait c’est le flingue du flic…putain c’est pas vrai…faut que j’y retourne, fait chier merde !! »

Stender était devant la porte, il déblaya du mieux qu’il le pouvait les barbaques au sol et saisi la poignée de la porte des wc avec beaucoup d’appréhension. Devant quel spectacle allait-il se confronter, à une décoration des plus contemporaine qui soit, cervelle étalée sur les murs, corps gisant et revêtant le sol d’un rouge écarlate.

Il tourne la poignée, commence à entre-ouvrir la porte mais très vite quelque chose l’empêche d’ouvrir plus. Stender arrive à glisser sa tête par l’entrebâillement et constata la scène…

-O- « Boooordel…il n’y a pas été de main morte, y’en a partout »

Il regarda de ce qui restait de la tête en suivant le corps jusqu’en bas, et constata embarrassé que c’était les pieds de l’Officier qui entravaient à une ouverture suffisante pour pénétrer à l’intérieur.

- « CLINNnn !! » - retentit de l’intérieur du sac à dos de Stender.

Stender regarda rapidement à l’intérieur en saisissant la boîte.

-O- « Bordel, plus que 10 minutes, cette foutue boite annonce la minute passée. Tant mieux ça me donnera l’exactitude du temps qu’il me reste. Désolé Officier…Je doit faire vite… »

Stender prit du recule et s’élança contre la porte, celle ci fit relever les deux jambes à la verticale grâce aux pieds qui glissèrent sur les giclures éparpillées.

- «  CRAAAaaacK » -

-O- « Plus tout jeune Jex… » Pensa Fortement Stender quand il entendit craquer le bassin de celui-ci.

Il observa rapidement ce que l’officier portait sur lui saisie une bombe lacrymogène à sa ceinture puis son revolver lui arracha de la main encore crispée qu’une paire de menottes qu’il décrocha.

- « CLIIiiinnn » -


-O- « Bon sang ! 9 minutes ! faut que j’me casse d’ici »

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