mercredi 11 octobre 2017

L'ODEUR DU SANG (21/30)

Détaler parce qu’il n’y a pas d’autres alternatives. Surtout quand il nous reste très peu de temps devant nous. Principalement parce qu’il n’y a qu’une seule manière de continuer à survivre à tout ça…fuir, encore fuir…mais tout en pensant qu’il est impossible d’échapper éternellement.

-O- « 9 minutes, et je dirais…pas une de plus !! »

Stender appuya sur la gâchette du revolver de l’Officier Jex, la balle siffla et ricocha contre le cadenas qui verrouille l’armoire de l’armurerie, mais sans succès. Il tenta une deuxième, la balle alla s’écraser contre le cadenas et le brisa cette fois-ci, mais celle-ci continua sa course et ricocha en percutant la porte de l’armoire blindée et vint se loger dans l’œil purulent d’un mordeur figé, encore debout et placé derrière Stender.

Stender s’en est aperçu que quand le mordeur bascula et s’écroula à terre à ses pieds.

Il fit un sursaut croyant que celui-ci était vivant tout en réalisant qu’il avait eu un bol pas possible de ne pas avoir été la cible de cette balle perdue.
Il reprit très rapidement ses esprits et entrebâilla les portes battantes de cette armoire en craignant  subitement qu’une alarme d’effraction ne se mette à hurler. Heureusement aucun son ne fut émis et il ouvrit grandement celles-ci et s’approprier un fusil entreposé.

Il ouvrit une boite de cartouches et la vida rapidement dans son sac à dos, puis une deuxième. Zippa la fermeture éclaire de son sac et l’endossa ; fit salut solennel en direction de l’Officier tout en franchissant le pas de la porte d’entrée du poste de police.

- « CLINNNnn !! » -

-O- « 8 malheureuses minutes, le reste du temps, si je me mets à courir je devrai pouvoir rejoindre s’te foutu cabane que j’ai loué une putain de somme. De toute façon à ce stade de merdier, pas la peine que j’insiste à sortir de cette île. Chui blessé, mal foutu, l’impression d’avoir louer pour rien…me reposer…c’est que j’étais venu faire ici hein !! BORDEL DE MERDE !! fais chier toute cette merde, putain ça m’donne envi d’chialer tien ! Fais pas ça Stender, tu vas pas t’laisser aller hein ! C’est pas toi ça…si…j’vais laisser cette putain d’émotion me submerger une bonne fois pour toutes et après ça, tout ira mieux…enfin je crois… »

Stender se laisse finalement envahir par cette dépression tout en marchant dans les bois avec le fusil à la main et le revolver coincer dans la ceinture. Une autre personne se lisait en lui, Stender sentait qu’il vivait peut-être ses dernières minutes, alors aussi bien une rage qu’une déprime, il prenait un malin plaisir à envoyer des coups de cross dans la tête des mordeurs inertes qu’il rencontrai sur sa route. A chaque coup donné il prononça le nom ou le prénom d’un collègue qu’il détestai. Et il s’enfonça plus loin, plus profondément dans une dense végétation où un sentier lui semblait mener quelque part… 

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