Détaler parce qu’il n’y a pas d’autres alternatives. Surtout
quand il nous reste très peu de temps devant nous. Principalement parce qu’il
n’y a qu’une seule manière de continuer à survivre à tout ça…fuir, encore
fuir…mais tout en pensant qu’il est impossible d’échapper éternellement.
-O- « 9 minutes, et
je dirais…pas une de plus !! »
Stender appuya sur la gâchette du revolver de l’Officier Jex, la balle
siffla et ricocha contre le cadenas qui verrouille l’armoire de l’armurerie,
mais sans succès. Il tenta une deuxième, la balle alla s’écraser contre le
cadenas et le brisa cette fois-ci, mais celle-ci continua sa course et ricocha
en percutant la porte de l’armoire blindée et vint se loger dans l’œil purulent
d’un mordeur figé, encore debout et placé derrière Stender.
Stender s’en est aperçu que quand le mordeur bascula et s’écroula à terre
à ses pieds.
Il fit un sursaut croyant que celui-ci était vivant tout en réalisant
qu’il avait eu un bol pas possible de ne pas avoir été la cible de cette balle
perdue.
Il reprit très rapidement ses esprits et entrebâilla les portes battantes
de cette armoire en craignant subitement
qu’une alarme d’effraction ne se mette à hurler. Heureusement aucun son ne fut
émis et il ouvrit grandement celles-ci et s’approprier un fusil entreposé.
Il ouvrit une boite de cartouches et la vida rapidement dans son sac à
dos, puis une deuxième. Zippa la fermeture éclaire de son sac et
l’endossa ; fit salut solennel en direction de l’Officier tout en
franchissant le pas de la porte d’entrée du poste de police.
- « CLINNNnn !! »
-
-O- « 8 malheureuses
minutes, le reste du temps, si je me mets à courir je devrai pouvoir rejoindre
s’te foutu cabane que j’ai loué une putain de somme. De toute façon à ce stade
de merdier, pas la peine que j’insiste à sortir de cette île. Chui blessé, mal
foutu, l’impression d’avoir louer pour rien…me reposer…c’est que j’étais venu
faire ici hein !! BORDEL DE MERDE !! fais chier toute cette merde,
putain ça m’donne envi d’chialer tien ! Fais pas ça Stender, tu vas pas
t’laisser aller hein ! C’est pas toi ça…si…j’vais laisser cette putain
d’émotion me submerger une bonne fois pour toutes et après ça, tout ira mieux…enfin
je crois… »
Stender se laisse finalement envahir par cette dépression tout en
marchant dans les bois avec le fusil à la main et le revolver coincer dans la
ceinture. Une autre personne se lisait en lui, Stender sentait qu’il vivait
peut-être ses dernières minutes, alors aussi bien une rage qu’une déprime, il prenait
un malin plaisir à envoyer des coups de cross dans la tête des mordeurs inertes
qu’il rencontrai sur sa route. A chaque coup donné il prononça le nom ou le
prénom d’un collègue qu’il détestai. Et il s’enfonça plus loin, plus
profondément dans une dense végétation où un sentier lui semblait mener quelque
part…
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
:: Laissez des traces ::