mercredi 26 août 2015

L'ODEUR DU SANG (17/30)

Tout n’est qu’une histoire de volonté, il suffisait simplement d’écouter et d’entendre la vérité quand elle fut dite. Si l’officier Jex ne s’était pas permit d’ouvrir cette porte, alors que son prisonnier nommé Stender OKRY, qu’il avait arrêté pour décapitation de deux de ses collègue, lui répétait avec conviction qu’il allait y passer s’il avait le malheur d’ouvrir cette maudite porte. Peut-être que s’il l’avait écouté il ne serai pas là à marcher à reculons, peut-être qu’il ne serait pas entrain de suinter comme un goret en voyant la main putride qui venait d’agripper le battant de la porte.

(Ô) « Mais c’est quoi ce bordel, hey ! Vous êtes qui là !? HO ! Répondez ou je tire ! »

-O- « Visez la tête Officier ! Visez la tête, c’est le seul moyen de les abattre ! »

(Ô) « Putain mais c’est quoi ce truc ?! »

En lambeau sa chair putride, l’étranger passant le seuil de la porte, se trainai en direction de l’Officier Jex. L’odeur accompagnait parfaitement la démarche de la créature et déjà…d’autres de son espèce se joignaient à elle pour embaumer le poste de police.
L’officier recula tant bien que mal à travers la pièce principale en direction des toilettes. Lorgnant son prisonnier nerveusement, l’officier Jex remarqua que celui-ci lui mimait quelque chose et articulait de la bouche un mot.

(Ô) « Pourquoi mimes-tu ! Parle ! Je ne comprends rien, les clés c’est ça ?! Vas y accouche ! »

Stender acquiesça en faisant un geste de lancer et pointant ensuite le doigt vers le sol au plus proche des barreaux de sa prison.

(Ô) « OK ! OK ! T’avais raison mec, j’m’excuse, on fait quoi maintenant ?! »

Stender répéta les mêmes gestes et cette fois-ci l’Officier lui balança les clés. Tout en continuant de reculer, l’Officier fini par atteindre la porte des toilettes. Il saisit rapidement la poignée, ouvrit la porte, se réfugia aussitôt à l’intérieur et cria à Stender avant de refermer la porte :

(Ô) « Bonne chance mec ! » et referma aussitôt la porte en la verrouillant de l’intérieur.

Les clés de la cellule atterrirent non loin de celle-ci. Stender passa son bras entre les barreaux et le tendit au maximum…mais cela ne suffisait pas pour les attraper. Ses doigts griffaient l’air au-dessus du sol à quelques ridicules centimètres des clés…

-O- « P’taint j’vais jamais les attraper, en plus ça commence à s’remplir sérieusement dans s’te baraque »

Comme par télépathie ou une toute autre forme de possession, un des mordeur qui s’était introduit dans la pièce, de son pas nonchalant, shoota maladroitement dans le trousseau de clés qui vint percuter le bas des barreaux en métal tintant un son funèbre, les mordeurs proches de la cellule stoppèrent net.

-O- « Merde fait chier, en me mettant dans le coin sombre de la cellule peut-être qu’ils m’oublieront ?! »

Stender grimpa sur le lit de camp et se réfugia dans l’ombre. Les mordeurs qui furent alertés par ce son, regardèrent hébétés le sol en direction des barreaux qui terminais leur tintement. Stender eu le temps d’apprécier avec quelle délicatesse et dextérité, le visage des mordeurs avait été arrangé par on ne sait quelle saloperie, et de constater que leur mâchoire pendante ainsi que leur yeux vitreux ne s’arrangerais jamais dans le temps même si l’on trouvait un remède contrecarrant l’épidémie. 

Quelle vision d’horreur pour la troisième fois, cette première fois où Stender percuta l’un d’eux avec son véhicule. C’était sa première frappe aussi, c’est avec ce même genre de créature et un de ses acolytes, que le côtoiement avec la mort a rendu Stender sanguinaire.

Par chance ou par bonheur, si ces termes conviennent, l’Officier Jex s’est mit à hurler au secours à travers la fenêtre à barreaux des toilettes en espérant que quelqu’un l’entende. Et il a été entendu…mais pas par les bonnes personnes, tous les mordeurs se tournèrent en direction de la porte des toilettes, ainsi qu’à présent ceux qui étaient restés à l’extérieur s’agrippèrent aux barreaux de la fenêtre.


Le moment était venu pour Stender de réussir à récupérer les clés et de s’enfuir au plus vite de cet endroit infesté de dégingandés putrides.

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