De différentes manières il est
possible de se dégager de cette situation.
- Primo, un bon coup de sang chaud en
arrêtant l’hémorragie avec un garrot.
- Secundo, pour ne pas craindre la gangrène,
un bon coup de machette juste avant la blessure et suturer le moignon.
Sauf que j’ai été oublié, et mon
épaule blessée continue à pisser du concentré de tomates. Extraire cette balle
demande une attention toute particulière, parce que c’est la mienne d’épaule,
et que j’ai pas envie qu’on m’la trifouille ou qu’on m’sectionne le bras. Ça
c’est dit.
-O- « Ça c’est
dit !! »
(Ô) « Aaaaargh !! Qu’est
ce qui « est dit » pauv’mec ? Qu’est c’tu baragouine
l’taulard ?! Va falloir que j’aille à l’hosto, et toi ! Tu vas
rester bien sagement ici !! »
-O- « Pas sûre que je sois
encore là à votre retour »
(Ô) « Tu risque pas de t’enfuir,
c’est bien verrouillé »
-O- « P’têtre bien que la
cellule est sécurisée mais l’épaule que vous m’avez saccagé pisse le sang et
j’vais p’têtre en crever. Et vous, j’vous déconseille de sortir dans cet état
avec ces mordeurs qui vous attendent derrière ces murs »
(Ô) « Arrête avec ces mordeurs,
ce sont sûrement des résidents qui viennent se plaindre des bruits que tu as
causé ! »
-O- « Soyez pas idiot
Agent… »
(Ô) « C’est Agent Jex !
Evite l’outrage, c’est pas l’moment »
-O- « N’y allez pas Agent Jex,
c’est un suicide, ceux qui vous attendent derrière cette porte ne sont plus ce
qu’ils étaient, et par pitié ouvrez moi, j’ai pas envi de crever ici comme une
pauvre merde »
(Ô) « Merci pour tes conseils,
mais je préfère en avoir le cœur net si tu n’y vois pas d’inconvénients, et pas
question que je te laisse t’échapper, ça m’vaudra surement une promo aux yeux
du chef d’avoir capturé un tueur en série »
-O- « Lamentable, j’veux pas
voir ça… »
Les téléphones ne fonctionnent plus,
personne ne répond aux appels par radio et Talkie-Walkie. Le pas lent, porté en
direction de la porte d’entrée du poste de police, l’agent Jex garde dans l’espoir
que ceux qui sont venus le solliciter pourront le transporter à l’hôpital.
La clé en main pour déverrouiller la
porte d’entrée qu’il avait soigneusement fermé à double tour préalablement, celle-ci
pénètre dans la serrure sans opposer la moindre résistance à l’officier Jex.
(Ô) « La ferme
maintenant ! Je sais ce que je fais, ok ! Alors maintenant la ferme,
OK ! La ferme… »
Premier tour de clé, tambourinages
accentués, poignée tournée maladroitement de l’extérieur, grincements du bois
de la porte forcée vers l’intérieur et grognements plus intensifs.

Mais rien n’y fait, l’officier
tourne une dernière fois la clé…la poignée, maladroitement s’articule de gauche
à droite sans aller en butée…un léger doute envahie succinctement l’esprit de
l’Officier Jex…et si le prisonnier avait raison, que ces êtres existent et
qu’ils se trouvent derrière cette porte. L’officier prit peur, mais il était
trop tard, car à peine eu t-il le temps de saisir la poignée pour la bloquée,
que celle-ci s’était totalement tournée et déjà la porte s’entrouvrit.
Un espoir enfoui faisait espérer à l’Officier
Jex et Stender que ceux qui allaient apparaitre étaient saints d’esprit.


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