lundi 18 mai 2015

L'ODEUR DU SANG (11/30)


La marche est excellente pour la santé, surtout en début de soirée où il n’y a pas un chat dehors, enfin, ici, il y a même aucune chances qu’il y ai un humain à part moi. L’espoir fait vivre paraît-il et ici, se faire mordre c’est vivre un espoir, une vie éternelle, avec un seul but…mordre.

Je fatigue sérieusement et je commence à me demander pourquoi j’avance encore, pourquoi dans cette direction, pourquoi pas dans celle-ci. D’autant plus que je commence à manquer de clarté, que ce soit dans mon esprit ou celle du ciel.

L’objet que Doc m’a donné m’obsède, plusieurs fois j’ai été tenté de le prendre dans mon sac à dos et de le déballer, surtout que je me doute de ce que cela peut-être, mais quand bien même, en supposant que c’est une arme, ma curiosité me disait de regarder avant d’être prit au piège par ces mordeurs.

A peine plongé dans mes pensées qu’un son perceptible dans ce silence de mort, vint troubler ma semi plénitude. Comme un souffle constant avec des grésillements par intermittences, derrière les buissons, là, proche de moi, juste là. Ma conscience me disait de continuer ma route, mais mon subconscient me suggérai de me rendre compte de ce qui se tramai. Et si c’était un survivant…il pourrait m’aider en m’indiquant quelle route prendre pour atteindre mon cottage. Et si c’était un mordeur…et qu’il m’attrape la jambe…ou un dingue avec un couteau ou un flingue même…putain fais chier, j’sais pas quoi faire et j’ai pas de temps à perdre. Bon, on va dire que c’est une situation positive, je vais m’avancer sans craintes, me pencher au-dessus de ce buisson et y découvrir un malheureux rescapé qui surement m’aidera. Et alors que je pourrais aider par la suite, s’il n’est pas trop handicapant, faut voir, parce que ma priorité reste tout de même d’avertir l’extérieur…en sauvant mon postérieur.

- « Tsssssschhhh…grrrrtssss » -

Autant prévoir et gueuler un bon coup pour être sûr.

-O- « HEY ! Y’A QUELQU’UN !? »

- « Grrrrrsssstssss…chhh » -

Prépare ta pelle mon gars, va falloir dérouiller l’étranger. Une p’tite musique d’ambiance à la Zombieland aurait pu symboliser l’action qui va être menée, mais bon, faut pas abuser. Pas grave, j’vais me siffler un air de vadrouille au hasard…bon, j’en ai pas…hey mais ouai, le générique des « Mystères de l’Ouest », ça c’est du bon trip…

-O- « Tiiin tin tin tin, tiiin tin tin, tiiin tin tin tin, tin tin tin tin, yes ça déchire. Hey ! Le monstrozor derrière le buisson, prépare toi à dégustor ma pelle de bourreau ! »

<ô> « IiiiAARRGG ! »

-O- « Wouaho ! la vache ce qu’il m’a fait flippé l’abruti, il a faillit m’attraper la jambe avec sa main sortit de sous le buisson »

On dirai qu’il est coincé, en faisant le tour il y aurai peut-être une chance de voir ce qui grésille comme ça depuis tout à l’heure, parce-que là c’est sûr, c’était pas les gémissements de ce mordeur.

-O- « Ok ! Tu ne bouges pas toi, hein ! j’vais juste mater ce qui grésille comme ça hein ! »

Purée le con, il se tourne pour me suivre, en le contournant bien, je ne devrai pas avoir de mal à observer à distance. Voilà j’y suis presque…mais ce n’est pas vrai, j’peux pas y croire, c’est un putain de talkie walkie, ce mordeur est un ancien flic en fait. Il est prisonnier d’un piège à loup et en plus de ça il est criblé de balles. Il a dû passer un sale quart d’heure, apparemment il ne porte plus son flingue. Il faut que j’arrive a lui choper son talkie, c’était inespéré de tomber sur un truc pareil, alors j’peux pas le lâcher juste parce qu’un mordeur l’a sur lui…bien accroché à sa ceinture…qui semble inaccessible…à part si j’lui fracasse le crâne…je peux plus…je suis devenu un tueur…mais j’ai plus le choix si je veux m’en sortir…

<ô> « YARRRRRRRGH ! YiiiiiiiAAAAARRRRGGGGH ! »


-O- « MERDE ! Merde ! Putain de mordeur, d’où viennent ces trois là derrière moi, j’les ai même pas entendu arriver. Ils ne sont qu’à cinq mètres de moi…faut faire vite ! »

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