mardi 12 mai 2015

L'ODEUR DU SANG (10/30)


Une flamme ridicule, issue d’un petit objet en métal, ridiculisa de par sa volonté de bien faire, les plus réputés bûchés. Car devant moi s’embrasait de l’intérieur, corps, plastiques, papiers et produits inflammables. Des flammes de couleurs variée commençaient à jaillirent de part et d’autres des fenêtres qui venaient d’éclater. Des cris de souffrances accompagnaient ce spectacle grandiose de son et lumière. Des cris dont j’en devinai sans mal la provenance.

Et comme dans tout spectacles, il y a des spectateurs qui viennent admirer, généralement ils sont une centaine tout au plus, et viennent contempler avec des murmures. Mais là, y’a foule et des râles sorties du plus profond du gosier embrasent les lieux. Les tambourinements au sol de pas déterminés prédominent sur les cris de la forêt émis par la faune.

Bientôt, ce qui était avant tout un lieu de repos, devenait peu à peu un feu de St Jean improvisé. Les flammes avaient prises de l’ampleur et il était temps pour moi de réaliser que le moment de quitter ces lieux et marcher seul sur cette route dans une nuit de terreur venait d’arriver.
Calmement je me mis à marcher à reculons tout en jetant un coup d’œil derrière moi pour ne pas me retrouver prit au piège par l’un d’eux…

-O- « Merde, ah la vache j’ai morflé là, j’crois que j’me suis pété le coccyx. C’est quoi s’te saloperie qui m’a fait trébucher ? Oh non mais ce n’est pas vrai, qu’est ce qu’il foutait là celui-là ?! »

<ô> « Mmmeurrrh… »

-O- « Mais il est en vie…Euh ! Vivant-mort, enfin un truc comme ça. Coccyx fracassé ou pas j’dois m’barrer loin d’ici, ça commence a sentir le roussi pour ma trogne. J’espère seulement que je n’ai pas détruit le stock d’alimentation et de médocs dans mon sac à dos en m’écrasant dessus… »

<ô> « Mmmaurrrrgh… »

-O- «  Ça va, ça va ! N’abuse quand même pas de ta supériorité nécrophage, surtout que si tu me bouffe, tes potes là bas qui arrivent…ils vont pas êtres contents que tu ai commencé sans eux. Mais je ne te laisserai pas cette chance »

Prise en main d’une pelle de camping que Doc à dû laissé tomber où l’on peut y constater rapidement des traces de sang séché avec des bouts de chair pendantes encore collées.
Le mordeur se lève difficilement, il est à point…je me lève à mon tour pour ne pas lui laisser la chance de ce jeter sur moi le premier. Je lève bien haut la pèle, bien haut pour qu’elle puisse s’abattre sur lui comme une lame tranchante.

<ô> « Nnnyiiiiiiaaaarrrrgh !! »

- « Sssscratch ! » -

-O- « Oooouuuuh ! iiiiiiyes ! Wouaaooo c’était éclaboussant. Purée, comme dans les films…fô leur exploser le crâne… »

Il ne faut pas que je traine ici plus longtemps, j’embarque la pelle, efficace contre ce genre d’individu.

-O- « Merde ! Comment ça lui a défoncé la gueule, il est tombé comme une merde l’enfoiré »

Le rush de mordeurs n’est plus très loin, ils sont attirés par le bûché, j’ai mes chances de retrouver mon cottage et d’y trouver un téléphone, car même si j’avais demandé une isolation totale du monde, je voulais être prévenu si Piésta essayai de me contacter pour me dire qu’elle regrettai le mal qu’elle m’avait fait. Une motivation de plus pour ne pas se laisser dévorer…par des sentiments morbides.


J’entamai une marche à cadence athlétique sur la route qui m’avait été imposée. Je ne savais vraiment pas où je me situai géographiquement et franchement c’était le moindre de mes soucis pour le moment en comparaison à ce que je pourrais rencontrer sur celle-ci.

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