mardi 14 avril 2015

L'ODEUR DU SANG (7/30)


Pas question de ralentir maintenant, choix judicieux ou pas du chemin prit, je finirai bien par tomber dessus à un moment ou à un autre, l’île n’est pas si grande que ça, de ce que j’ai pu voir chez moi sur le prospectus de l’agence, on en a vite fait le tour…en bagnole.

-O- « PUTAIN DE CAISSE DE MERDE !! »

Elle a pompée le réservoir, il ne reste plus que la réserve, le diode de celle-ci scintille tellement qu’elle m’empêche de voir que pas loin d’elle…la diode du moteur venait également d’illuminer le tableau de bord.
Je n’aurais pas le choix de toute manière, la marche à pied sera de rigueur…voir même le jogging intensif en évitant la traversée de végétations denses, plutôt risqué en ces temps.

- « A tous…grrrrsss…bitants de l’île, un plan…grrrrrss…gence a été établi. Veuillez vous diri…grrrrsss…pont, des équipes ont étés…grrrsss…en place pour…grrsss accueillir » -

Ok, ok, ok, voilà, voilà, bah s’te foutue équipe devait être sûrement celle qui a cramé sur le pont, elles n’ont pas eues vraisemblablement temps de secourir qui que ce soit.
Bah maintenant que j’ai fais ce choix de prendre la route de gauche, va falloir assurer un max. En tout cas les hauts parleurs implantés un peu partout sur l’île fonctionnement parfaitement, reste plus qu’à retrouver le type qui vient de faire l’annonce.

-O- « Mais c’est quoi ça, qu’est ce que tu fais là ma mignonne hein ?! On dirait que tu t’es glissé là dans l’idée de me tenter hein ! Voilà que tu arrives à point pour me remonter le moral. Tu ne m’en voudras pas si je bois quelques gorgées de ton élixir hein ! »

Fais gaffe à la route mec, j’ralentis un peu, j’maintiens le volant de la main gauche, j’commence à me pencher sur la droite en contre bas avec toujours un œil sur la route, j’tends un max mon bras droit et écarquille mes doigts jusqu’à en avoir des douleurs d’arthrose pour saisir aux pieds du passager avant, cette inattendue bouteille de sky. C’est bizarre…dans l’obscurité on dirait qu’elle…on dirait qu’elle ondule…aller encore un petit effort et hop.

-O- « Ooooooh YES ! Viens là ma belle, tu vas voir on va bien s’entendre tous les deux… »

Mais c’est quoi ce truc entre ma main et la bouteille…mmmh

-O- « AAAAAHHH ! Une putain d’tarentule…MEEEEERDE !! Putain dégage, la route bordel, la route oh la vaaaaaache NOOOON !!! »

- « BLAOUUUUMMMMmmm !! PFFFffffff » -

Quelques heures ont dues passées…mon corps n’a pas résisté au choc de l’accident et ceci malgré l’airbag du volant qui a due empêché que mon crâne se fende en deux. C’était vraiment la première fois de toute cette putain de journée où je me suis senti vraiment seul. Un bruit de radio provoque des échos douloureux à l’intérieur de mon crâne, cela semble si irréel, j’arrive à peine à définir quel genre d’information est transmis.
C’est surement pas maintenant et à cet endroit que je vais trouver de l’aspirine, enfin, il faudrait d’abord que je réussisse à me réveiller et surtout définir pourquoi je me sens secoué de droite à gauche, bordel j’vais finir par gerber…ma vue s’améliore…si ça se trouve chui en train de me faire bouffer…douloureusement je gère mes gestes pour essayer de me dégager de s’te foutu bordel, mais j’y arrive pas, j’arrive pas à ramener mes mains, et plus je tire dessus et plus ça me cisaille les poignets, chui pas dans ma bagnole, c’est pas possible autrement…et puis cette lumière qui m’éblouie, comme des pleins phares…

-O- « Hey mec ! Eteint tes putains de feux, j’ai comme qui dirai des problèmes pour y voir clair, OH ! Tu m’entends mec ! »

 Ÿ « Cal…mez vrrous ! Mr Stender OKRY, vrrous êtes entre de brrronnes mains. Nrrrous éti…ions obligés de vrrrous attacher à vrrrotre lit, vrrrous aviez un sommeil très agi…té. Comment vrrrous sentez-vrrrous Mr OKRY ? »

-O- « Bah disons que j’ai l’impression d’être en contact avec un extraterrestre à vous entendre parler et que je ne sais toujours pas où je suis. Je pensais être dans ma bagnole au beau milieu de la jungle…Et comment connaissez-vous mon nom !? »

Ÿ « Non Mr OKRY, vous n’êtes plus en danger, vous êtes en observation dans mon camping car. Cet effet extraterrestre n’est que temporaire, c’est l’effet secondaire de ce je vous ai administrer. Et pour ce qui est de votre nom je l’ai simplement lu sur votre carte d’identité… »

-O- « QUOI ! Vous avez osé me droguer et me dépouiller !! »

Ÿ « Mais c’était pour votre bien, vos vêtements étaient plein de sang, ma femme et moi ne pouvions pas vous laisser dans cet état »

-O- « Et ce grésillement continu qui me martel le crâne, vous pourriez pas mettre une fréquence avec de la musique ou de l’info s’il vous plait si vous tenez autant que ça à ma santé… »

Ÿ « Je ne peux pas Mr OKRY, c’est la seule fréquence qui calme les nerfs de ma femme. Ah oui ! Je ne vous ais pas présenté…Mr OKRY, ma femme… »

-O- « Ah la vache, je crois que je n’ai jamais autant eu la trouille de ma vie »

Devant moi, assise et ligoté au siège passager, une monstrueuse femme, les yeux injectés de sang, quelques lambeaux de peau sur le visage pendants, elle me fixait et on pouvait lire sur son visage qu’une rage l’avait atteinte.

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