vendredi 10 avril 2015

L'ODEUR DU SANG (6/30)


« AAAARRRGH ! YIARGgrrrrrrrAAAHHRRRG ! »

Des supplices au loin, de chairs en lambeaux,
Des cris lointains, éclairs de leur flambeau,
Le passage branlant, qui bientôt cède,
Sous le poids défiant, quiconque le possède.

Et voici, que dans un dernier sceau de certification, la structure abandonna hors contrat, tout ceux qui prétendaient défier sa solidité certifiée.

-O- « Ouuuaahh ! C’est de toute beauté, un spectacle improvisé rien que pour moi…chui ému par cette touchante coulée de barbaque flambée. Aller ! Salut les gars, y’a pas de mal, j’ai déjà oublié ce que vous vouliez me faire subir ! On se fait la bise de loin hein ! Et on se rappelle pour rn barbeuk ».

Faut pas que je traine, j’ai encore du pain rassis dans le toaster. Reste plus qu’à rejoindre la cabane que j’ai loué, en espérant que cette fois-ci il n’y ai pas une masse de populace au cul de mes jambons.

Marche avant, embrayage progressivement relâché suivi d’un appui modéré sur la pédale d’accélérateur, et nous voilà repartis sur ces routes toutes tracées, dans une jungle fournie dans son intégralité et une faune improvisée par une saloperie d’infestation qui a  peuplé la flore d’une animalité agressive. Après avoir finalement participé seul à mon sauvetage, l’orage s’éloigne pour laisser place à quelques éclaircies rudement méritées.

Etrangement la route est tranquille contrairement à tout à l’heure. C’est vraiment une île paradisiaque, il y a vraiment de quoi se la couler douce ici, dommage qu’une racaille locale veuillent me bouffer, du coup ça porte un jugement négatif sur l’efficacité de la sécurité.

Mais bon, j’vais pas me mettre à chialer à cause d’une minorité de crétins impulsifs qui se trouvent loin derrière moi maintenant. Je suis même surpris par l’éblouissement du soleil, qui essai malgré sa faible domination face aux épais nuages noirs, de percer la nébuleuse couche qui depuis tout à l’heure me chercher les noises. La route est tranquille, la pluie tombe toujours mais ça me semble moins virulent en comparaison aux quelques heures que je viens de vivre.

Je dois tout de même avouer qu’il y a du bon à avoir été secoué de la sorte, parce que à cet instant l’ambiance me semble détendue, une main sur le volant, vitesse moyenne, je respire lentement et apprécie le moment…parce qu’il va être de courte durée.

Au loin, derrière moi, une nébuleuse masse ambulante progresse dans ma direction, j’essai de me persuader que ce n’est pas encore eux, mais je sais pertinemment que ces ombres malveillantes sorties de cette jungle bordant la route, ne sont pas des cantonniers. Ils sont bien là pour fracasser du crâne plutôt que des cailloux, même si leur formations en meute paraît complètement désorganisée.

Il ne faut pas que je sous estime mes capacités à encaisser des évènements hors du commun, celui-ci on peut dire qu’il est assez exceptionnel et tellement il me fout les j’tons que je ne sais plus dans quelle direction je dois m’orienter. J’aurais dû prendre un foutu plan à l’agence, me v’là confronté à un dilemme, deux directions s’offre à moi, une qui mènerai je ne sais où et l’autre qui devrait me rapprocher de ma location, l’une ou l’autre peu importe, j’suis complètement paumé de toutes façons. J’ai plutôt intérêt à me manier le train sur mon choix parce qu’ils vont sûrement rappliquer pendant que je m’adonne à un Papier Pierre Ciseaux, ou à un Am stram gram pour me décider…

Et merde, j’prends celui de gauche, tant pis, de toute façons si c’est le mauvais je finirais bien par tomber sur cette foutue cabane de location, à part si je tombe en panne sèche…

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