samedi 20 février 2010

RITUELS A LA DOULEUR

Une main salvatrice d’un déshonneur insoupçonné,
Le cœur serré et le regard vide, le poignet lacéré libérant des filets rougeoyants,
Le visage pétrit par la fatigue, d’allure déséquilibrée,
L’œil veineux de veillées répétées, les phalanges glissantes d’être broyées.

Encore ces injures libertine, insultant les spéculée donatrices d’embryons,
Pas encore de remèdes arrangeants, comme des méthodes rigoureuses d’extirpations,
Ou encore un mélange rachitique, de substances placéboïques,
Réactions secondaires prescrites, tendances bénignes à la paranoïa classique.

Errer parait si simple, être guidé impose l’abrutissement,
Paraître arriéré et gindre, plutôt qu’inspirer l’enjouement,
S’acheter une bonne conduite, plaire miséricordieusement,
S’investir d’une prohibition induite, se taire épisodiquement.

Racler un fond rugueux, rompre l’unique lien salvateur,
Exprimer sur un ton outrageux, ses cycles égrainant la tumeur,
Malveillant oracle, rupture avec toutes saintetés,
Tranchant spectacle, décousue de l’enveloppe charnelle étriquée.

Abattre la besogne d’anges, en un temps ridiculement réducteur,
Offenser ceux-là d’un échange, potentiellement à l’encontre de leurs valeurs,
Exister dans un asile à ciel ouvert, prisonnier entre la naissance et la mort,
Pourrir leur houleuse bonté amère, recycler leur bienfaisance en torts.

Plébisciter la rédemption, persécuter outrageusement la douceur,
Laquer d’un vernis alimentaire, l’irrespectueux muscle lapeur,
Sectionner celui-ci et taire, ces preux rustres menteurs.
Je te sers dans mes bras souvent, comme si je te voyais pour la dernière fois,

C’est la peur du vide à outrance, communément appelé l’appel du vide,
Je te perds par démence, d’espoirs succincts je te retrouve en moi,
Un déséquilibre sous l’emprise du temps, puisse les anges répondre à ma guise.
Aucune alerte réanime mes sens, ceux de la survie se régénèrent,

Malproprement j’expose, silencieusement, l’inévitable suintement du mourant,
J’ai beau forcer à garder, mes paupière fatiguées ouvertes,
Mais le froid à tranché et à décidé, de s’octroyer mon temps.
Une raison de trop d’atteindre les limbes, un souffle inhérent,

S’essouffler pour sympathiser avec ce qui m’attends, demande de compassion,
Derniers efforts gestuels signifiants, contre des paroles insignifiantes,
Raison de plus et pas des moindres, de retirer ma plainte contre mon dieu.
Si je sort d’ici vivant, je demanderai l’absolution inhalante,

Je préfère la connaître plutôt que de l’entendre, raison pour laquelle je suis neutre,
Raisons sans doutes d’avoir été, endoctriné vers trop de directions,
Perditions pour lesquelles j’ai lésé, stigmates désirés par d’extrêmes convictions.

Sur la berge des ennuis, l’autorité émanent des sanglots,
Provoquant l’existence épuisée, d’entités soi-disant dotées,
D’infusions réparatrices, d’endoctrinement sous placebos,
Mais c’est en perdition, benné dans l’étrangeté.

Rhétoriques lavements de conscience, parcimonie d’allégeances permissive,
Réprimander la laiteuse déficience, d’être invalide de regards homicides,
Meurtres lavés, fierté d’être vivant,
Peur d’être le suivant.

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