vendredi 18 octobre 2013

L'ALLIANCE FUNESTE (27/31)

L’air tropical qui règne autour de la cité commence à peser physiquement sur les Phylogénistes. Mais ce qui pèse encore plus, c’est que l’Entendant venait de perdre ses Sous Entendants, tous sans exception, ils ne sont pas morts, non, mais vu le poids mort qui leur ais tombé dessus, les chances étaient minimes pour que leur validité soit encore de bonnes mesures pour se relever des escaliers dont les arrêtes leur avait brisé la colonne vertébrale.

« Qu’est ce que…QUI EST LA ? Sortez ! Nous ne vous voyons pas dans cette sombre entrée ».

≡► « Bon sang ! Des Phylogénistes en grand nombre, si je me présente à eux ils me tueront c’est sûr ».

« Allons ! Nous ne vous voulons aucun mal, nous avons une éthique ».

≡► « AH OUI ! ET QUELLE EST T-ELLE ?! Celle de soudoyer à vos fins ceux qui vous ont offensés, NON ! Je n’accepterais pas que l’on me souille d’avantage ! ».

L’Entendant recula pour prendre de l’élan, attendit quelques petites secondes et s’élança dans un sprint effréné en direction de la sortie. Mais arrivé à mi-hauteur de la porte il ne continua pas tout droit, il dériva sur la droite, l’épaule droite en avant, les dents serrées par appréhension du choc et percuta de toutes ses forces le poteau de fortune calé par les Phylogénistes pour soutenir la porte et empêcher sa fermeture définitive. L’Entendant ne s’attendait pas à s’entendre hurler de douleur pendant l’envol. Dans sa course folle avec le poteau au dehors, l’atterrissage ne s’imposa pas comme une solution aisée, mais plutôt comme une fatalité. Il s’écrasa au sol soulevant une poussière camouflant son identité. Ne se relevant pas tout de suite, non pas par peur, mais heurté de troubles visuels suite au choc de l’impact au sol. Il secoua maintes fois la tête pour se désabrutir et finit par se relever difficilement. Le nuage de poussière s’estompe peu à peu et laisse deviner qui vient de se redresser.

« Un Haut Orfèvre mes frères, un Haut Orfèvre. Il vient d’enlever l’un des poteaux qui tenait la porte. Emparez-vous de lui, il ne faut pas qu’il reparte, car nous serons perdus s’il percutait le deuxième sur le retour !! ».

L’Entendant était dans une telle rage, que se laisser prendre par les Phylogénistes alors que le dernier cube de pouvoir était là, à portée de main, n’était pas concevable. Il détala aussitôt en direction de la porte, avec pour objectif de percuter le deuxième poteau de fortune qui soutien encore la porte.

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CÔTE REPÈRE PHYLOGÉNISTE
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« Regardez Y12 ! Par cet interstice, un filet de lumière ! ».

« Vous avez raison Natala, on dirait bien qu’il y a une sortie dans cette direction. Écartez vous Natala, je vais juste essayer de dégager ces quelques cailloux. Éloignez-vous encore, cela risque d’être extrêmement dangereux ».

« Faites attention à vous Y12, je ne voudrais pas vous perdre, puisque je porte à présent, notre enfant ».

« Comment est-ce possible, nous n’avons que si peu prospéré à l’accouplement. Mais c’est une bonne chose, cette mixité donnera ce que chacune de nos race n’a jamais réussit à donner… l’égalité ».

« Faites Y12, dégagez cet accès que nous puissions enfin aller respirer le bon air de la surface ».

De petits cailloux avoisinants les moyens, ceux-là même avoisinants les gros, ceux-là même avoisinants les très gros et soutenant des blocs de terre. Y12 leva la tête pour observer et se donner une estimation très approximative de la façon dont les choses allaient se dérouler. L’interstice en forme de « V » aminci, laissa passer la lumière, mais permettais aussi de lorgner au travers et de s’apercevoir que derrière cet éboulement se dessinai la galerie principale qui menait vers l’extérieur.

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CÔTE JUNGLE DE LA CITE
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Rien ne freina sa course, sa détermination l’aveugla jusqu’à l’impact du deuxième poteau. Mais cette fois-ci l’épaule ne résista pas, son bras prit des allures caoutchouteuses et son corps s’écrasa au sol. Un glissement souffla la poussière posé au sol suivi d’un bruit sourd lié au poids de la porte qui venait de se fermer derrière lui.
Des hurlements et cris venant de l’extérieur présageai un mécontentement des Phylogénistes, mais il était en sécurité à présent, et le cube à portée de main. Sauf que la douleur extrême de son bras l’empêchait de faire quoique ce soit.

Il se dit qu’en laissant un peu de temps au repos, il pourrait se ressaisir et tenter d’approcher la porte pour récupérer le cube, quand dans la confusion totale et dans l’impossibilité de tourner la tête, il entendit racler sur le sol, un pas lent et sûr dans sa direction. D’une voix épuisée par ce combat avec lui-même, il interloqua.

≡► « Sous Entendants ?! Est-ce vous ?! L’un de vous pourrait t-il m’aider à me relever.  Nous avons réussis, le Phylogénistes sont perdus, ils n’ont plus aucune ressources pour nous contrer. Nous avons le cube à présent… ».

« Votre espérance de vie est au plus bas, Haut Orfèvre ! Nous vous laissons encore un moment d’incompréhension et effacerons vos doutes dès que nous aurons récupéré l’objet du litige ».

L’Entendant abasourdi par cette voix, prit un ton interrogatif.

≡► « Êtes-vous des esprits ? Suis-je mort ? ».

« Je vous le répète, vous êtes en vie et nous sommes votre bourreau. Siamois ! A vous d’accomplir votre mission… ».

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