jeudi 6 septembre 2012

LA VISITE (1/4)

Attentions sans intentions, car le cœur y est sans prétentions.
Il n’est pas trop tard, pour dire sans égards, sans regards mais plutôt bavard de mots caressants, que l’amour porté envers l’autre est incessant.
Eprouver de l’affection envers une autre personne et acquiescer sans permissions à toutes ses propositions, prouve que sans intérêts l’amour, le vrai, est pourvu de soumissions.
Lourd de conséquences quand le témoignage d’affection est ridiculisé par non réciprocité, fourbes récompenses et éloges d’endoctrinement de celui qui ment  envers l’autre.
Un pas en arrière pour deux pas en avant, ne plus seulement faire le premier pas, mais devancer pour accueillir l’être aimé et ainsi éviter certain pièges de frustrations.
Quand le parfum de l’éloignement se fait ressentir et que d’un effleurement sentimental une larme vient à couler, il est alors temps de parler des saisons passées et d’en découdre avec le présent.
C’est pour toutes ces raisons que par déraison je signerai en bas de chaque pages du contrat. Et pour la première fois dans mon exigu bonheur, je ressenti en moi l’irréfutable angoisse de jeunesse, suis-je à la hauteur des espérances de l’autre.
Quelques faux principes peuvent amenés à résoudre cette frustration. Le premier serai de nouer la langue et de tirades bafouillées, charmer l’égo de l’élue. Un deuxième principe d’idées reçues est de ravaler plusieurs fois de suite sa salive et d’alexandrins élogieux magnifier la beauté de l’autre, sans postillonner pour autant des rimes juvéniles.
Un jour peut être, sans Eden forcément, les êtres entre eux découvriront, que la force d’aimer réside en chacun de nous. Mais malheureusement, tout est par intérêt, les concessions se font en échange de possessions et l’amour propre réside à terme dans les nœuds estomatiques.
Les êtres périssent dans d’effluves passions pour finalement se retrouver écrasés comme l’a laissé miroité leur descente aux enfers, tel un fétide excrément rencontré sur le trottoir parmi tant d’autres.
Le temps qui nous ai escompté à distribuer gratuitement du bonheur est forcément redevable, on nous le fait paye et il n’est pas garantis qu’en achetant notre liberté d’aimer, l’on puisse nous donner raison à chaque don du cœur. Tant qu’il nous ais permis de raisonner sur les vrais valeurs sentimentales éprouvées vis-à-vis d’autrui, alors nous pouvons nous permettre d’être les usufruitiers que l’héritage d’un monde de nouveau élaboré dans l’insouciance et ce grâce à l’amour humanitaire engendré et non vers un nouvel âge.
S’il suffit de signer en bas  de chaque pages pour que l’Homme renaisse avec pour mémoire celle du subconscient, je veux bien me sacrifier…
> «  je suis prête à recevoir l’origine du monde, que dois-je faire ? »
-> «  Rompre ! Oublier qui vous êtes et faire accèpter aux autres ce que vous deviendrez »
> «  Et si j’échoue et que la beauté de mes mots ne soient en fait des mensonges ?! »
-> «  Ce monde est déjà mensonges, il ne vous suffira que d’apporter la paix dans son cœur »
> «  Que deviendrais-je à ses yeux ? »
-> « La solution ! Mieux que ça, le remède à toutes les solutions »
> «  Je ne suis qu’humaine, comment pourrais-je supporter ce poids sur mes fragiles epaules ? »
-> «  Le dont de la vie, tu porteras en toi l’héritage des vivants, l’association d’un animal avec l’amour »
> «  Mais ! je ne suis pas enceinte ?! comment  pourrais-je donner vie à quelque chose de non conçu ? »
-> « Tu n’es pas comme les autres Elisabeth (1), tu perçois la lumière et tu jouie de ta pureté »
> «  Mais le fils de Marie a échoué, comment pourrais-je rivaliser, il n’est pas écrit que je devienne Sainte Elisabeth mère du deuxième fils de Dieu »
-> «  Ceci n’est pas une rivalité mais bien une succession. La prophétie annoncée parle d’une enfant. Tu enfanteras d’une fille et tu l’appelleras Emmanuelle (2) »
> « C’est une mascarade, est-ce la seule façon de porter le monde ?! »
-> « La seule raison pour laquelle il t’ai donné d’enfanter par le Saint Esprit est que même si Jean (3) était disciple d’Emmanuel le sauveur, une femme enfant serait un fruit mûr contrairement à l’immaturité de l’homme saint »
> «  Si je comprends bien, j’étais déjà prédestinée avant même de m’avoir demandé. Je suis déjà si vieille, ne puis-je pas simplement absorber tout le malheur du monde et en mourir pour l’emporter avec moi ?! »
-> » Même si tu l’emportes avec toi, il y aura toujours une redondance, c’est cyclique, il faut forcément un meneur et cette fois-ci se sera une femme »
> «  Comment faut-il procéder Mr Ernest (4)  ? »

(1) Elisabeth est la cousine de Marie, Marie est la mère de Jésus qui né dans la grange d’Elisabeth.
(2)  Emmanuel (signification : Dieu en nous) est le Prénom de Jésus annoncé par la prophétie
(3) Jean le Baptiste est le fils d’Elisabeth et disciple de Jésus
(4) Mr Ernest est le personnage principale apparu dans le récit « ANESIDORA »

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