dimanche 19 février 2012

GENESE 1.0 (1/2)

Les siècles ont défilés et rendu l'atmosphère plus étouffante que jamais. Est-ce encore voué a l'échec ? Les antidouleurs administrés aux individus facilitent la tâche que temporairement, car la plupart d'entre eux ont réussis à s'isoler de la structure pendant un demi-siècle. Le jugement qui pourrait être porté sur ces difficultés mal soignées, c'est que, si l'orage avait correctement fait son devoir, nous ne serions pas là nous poser des questions existentielles. Mais il faut en découdre avec ce mal qui postule chaque année, à la même période, devant l'écritoire posée devant notre sainte chapelle. Il y est écrit le nom de l'un de nous. Il serait saigné, le sang versé sera conservé pour de futures transfusions sur nos bêtes malades.
Nos buffles sont notre nourriture mais aussi une arme d'attaque contre l' ennemi. Mais l'orage n'a pas décrit dans le ciel comme d'accoutumée, l'orientation à suivre. Il a prie le large et n'a laissé aucun message. Nos bêtes s'épuisent et mène notre invulnérabilité à rude épreuve. Il nous serait difficile d'accepter un éventuel échec de cette genèse durement moulée. Il a été entièrement démontré qu'il était impossible de mélanger les couleurs du printemps avec celle de l'automne, mais qu'il était quand même probable que l'été puisse perdurer et ainsi prolonger l'effervescence des paysages désertiques. Il n'est pas précisé dans les rapports émis par d'anciens orages, qu'elle était la marche à suivre en cas de pénurie. Les rapports parlent tous d'intempéries inspirées par les vents d'Ouest, et n'indiquent en aucun cas le processus quand l'air est pesant.
Les pâturages non touchés par la sécheresse ne sont pas sans danger, ils sont prisés par d'autres espèces mutantes de ce qui a été transporté dans l'Arche. Du moins, les guerres et la famine ne sont plus d'actualité dans cette nouvelle genèse. Mais il faut obtempérer très rapidement, l'eau doit revenir, l'or translucide suscite d'être rappelé, et nous devons, nous primates, rétablir l'ordre de ce qui existait à notre arrivée.

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